Congo/Administration : Le gouvernement envisage la digitalisation des pièces d’état civil pour combattre les antivaleurs

Brazzaville, 08 Août (ACI) – Le ministre de l’Intérieur et de la décentralisation, M. Jean Olessongo Ondaye, et son collègue de la Fonction publique, M. Pierre Mabiala, ont annoncé, le 7 août à Brazzaville, la digitalisation progressive des pièces d’état civil et des services publics, pour lutter contre les antivaleurs dans l’administration.

Interrogé sur les mesures visant à combattre la vente illicite des documents d’état civil, le ministre de l’Intérieur a rassuré du déploiement imminent du Système intégré des faits d’état civil (Sifec), une plateforme numérique destinée à dématérialiser et à centraliser les actes d’état civil, notamment les actes de naissance, de mariage et de décès.

Poursuivant son propos, il a évoqué la falsification et le trafic des actes d’état civil qui minent l’administration, qu’il a qualifiés d’infractions devant être punis « comme tels ». Cependant, il s’est indigné du fait que les fraudeurs soient principalement des agents de l’administration publique exerçant, entre autres, dans les mairies, les districts et les communautés urbaines.

« Les services de sécurité ont été instruits par moi à l’effet de mener des investigations afin de procéder à l’assainissement de tous ces dispositifs », a rassuré M. Olessongo Ondaye.

De son côté, le ministre de la Fonction publique a déploré la détention frauduleuse de plusieurs numéros matricules de solde permettant à certains fonctionnaires de percevoir plusieurs salaires ainsi que le maintien en charge salariales des agents décédés ou ayant fait valoir leur droit à la retraite.

Par ailleurs, M. Mabiala a précisé que les fonctionnaires auteurs de ces pratiques feront l’objet de sanctions disciplinaires et/ou judiciaires, conformément aux dispositions du statut général de la fonction publique.

S’agissant des faussaires externes à la fonction publique, il a rappelé que des sanctions d’ordre judiciaire leur seront réservées, conformément à la loi pénale. Cette séance de questions orales avec débat au Sénat, la première depuis la mise en place du nouveau gouvernement, en avril dernier, a pris en compte 14 ministres et 14 sénateurs. (ACI)

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