Brazzaville, 02 Juil (ACI) – Le ministère de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche (Maep), avec l’appui de la Fao, a lancé le 2 juillet à Brazzaville, un atelier national de renforcement des capacités consacré à la surveillance numérique des organismes nuisibles des plantes, dans le cadre du Programme phytosanitaire africain (Ppa).
Prévue pendant trois jours, cette formation vise à améliorer les compétences des enquêteurs phytosanitaires et des acteurs nationaux impliqués dans la protection des végétaux, en mettant l’accent sur l’utilisation des outils numériques de collecte, d’analyse et de gestion des données relatives aux ravageurs et maladies des cultures.
Cet atelier permet également la détection précoce, l’évaluation des risques phytosanitaires et de réponse rapide face aux menaces susceptibles d’affecter les productions agricoles.
Intervenant à occasion, l’assistant au représentant-chargé du programme de la Fao, M. Thechel Ekoungoulou, a rappelé que la santé des végétaux constitue un enjeu majeur pour la sécurité alimentaire, la protection de l’environnement et le développement économique.
Selon lui, les organismes nuisibles sont responsables de pertes estimées à près de 40 % de la production agricole mondiale chaque année, tandis qu’en Afrique les pertes liées aux ravageurs et maladies peuvent atteindre entre 30 % et 60 % des récoltes, pour un coût annuel évalué à plusieurs milliards de dollars américains.

A cette occasion, il a indiqué que le Programme phytosanitaire africain, mis en œuvre conjointement par la Fao, la Convention internationale pour la protection des végétaux (Cipv) et l’Union africaine (Ua), ambitionne de moderniser les systèmes nationaux de surveillance phytosanitaire à travers le continent grâce à l’intégration des technologies numériques.
Prenant la parole, le secrétaire général de la Cipv, M. Descartes Koumba, a estimé que les enquêteurs de terrain occupent une place centrale dans le dispositif de surveillance, la qualité des données collectées qui conditionnent la capacité des autorités à détecter précocement les menaces et à mettre en œuvre des mesures appropriées.
Cette formation mettra l’accent sur l’utilisation d’outils numériques de géolocalisation, les applications de collecte de données ainsi que les plateformes géospatiales destinées à améliorer le suivi des organismes nuisibles et la prise de décision fondée sur des informations fiables.
Ouvrant les travaux, le directeur de Cabinet du ministre de l’Agriculture et de l’élevage, M. Pascal Robin Ongoka, a relevé que la modernisation du système phytosanitaire national constitue un levier essentiel pour soutenir la diversification économique. A cet effet, il a invité les participants à s’approprier des méthodes et outils présentés au cours de la formation.
Au terme de l’atelier, les participants effectueront une visite de terrain destinée à mettre en pratique les connaissances acquises, a-t-on appris. (ACI)

