Brazzaville, 13 Fév (ACI) – Le taux de fréquentation de la première édition de la Grande foire agricole du Congo (Gfac) est estimé à 70 %, à quelques jours de la clôture, dépassant ainsi les attentes des organisateurs, a dit le 12 février à Bambou Mingali, le chef du site AgriTech à la Grande foire agricole, M. Thécel Essouli.
Il a donné cette information lors d’une interview accordée à l’Agence Congolaise d’information (Aci). Selon lui, grâce à la mise en place du transport par le ministère de tutelle, la fréquentation du stand de l’Anvri atteint en moyenne 40 à 45 visiteurs par jour.
A cette occasion, M. Essouli, évoluant à l’Agence nationale de valorisation des résultats de la recherche et de l’innovation technologique (Anvri), a présenté plusieurs prototypes d’appareils conçus par des innovateurs congolais, pour mettre en lumière le savoir-faire local auprès de la population, à travers des technologies appliqués aux secteurs agricole, piscicole et environnemental.
Parmi les prototypes exposés figure un système d’aquaponie associant pisciculture et production végétale. Ce dispositif, équipé de capteurs d’humidité, de pH et de fertilisation de l’eau, permet une interaction entre les poissons et les plantes, chaque élément contribuant à l’alimentation de l’autre.
Aussi, un autre prototype présenté est l’insectarium, destiné à l’élevage du «sombé», dans un environnement contrôlé reproduisant les conditions naturelles. «L’objectif est de favoriser la disponibilité de ces insectes sur le marché, tout en assurant leur suivi grâce à des capteurs», a-t-il expliqué.
Dans le même cadre, il a également présenté une couveuse fabriquée par un innovateur congolais, capable d’incuber jusqu’à 30 œufs. Cette couveuse fonctionne avec l’électricité domestique ou avec l’énergie solaire et s’adapte aux besoins du client. M. Essouli a signifié que le temps d’incubation est de 21 jours pour les poules, 28 jours pour les cailles et 18 jours pour les canards et les pigeons.
Enfin, le dernier prototype concerne un système d’e-cultures en plein champ et sous serre, intégrant des capteurs de température, de luminosité, d’humidité et de pH. Ce dispositif permet une irrigation automatique grâce à la récupération de l’eau de pluie excédentaire du champ, transférée vers la serre. Il permet de réduire le temps d’arrosage, représentant près de 80 % du travail du maraîcher, et favorise l’économie de l’eau.
Ces innovations, a-t-i souligné, ont un impact positif sur le plan environnemental et économique, favorisant une agriculture durable et une meilleure gestion des ressources hydriques. Saluant l’apport de la foire dans la promotion des innovations locales, il a reconnu que celle-ci offre une visibilité aux structures et aux inventeurs, tout en créant des opportunités de partenariats. « La foire ne sert pas seulement à vendre, mais aussi à établir des cadres d’échanges », a-t-il affirmé.
Par ailleurs, il a plaidé auprès des autorités pour la pérennisation de ce type d’événements, souhaitant qu’ils soient organisés chaque année afin de renforcer la collaboration entre producteurs des 15 départements du pays. (ACI)





