Congo/Assainissement : Juste Désiré Mondélé relance l’opération de déguerpissement des espaces publics

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Les forces publiques enlevant les marchandises

Brazzaville, 06 Dec (ACI) – Le ministre de l’Assainissement urbain, du développement local et de l’entretien routier, M. Juste Désiré Mondélé, accompagné des forces de l’ordre, a procédé, le 4 décembre à Brazzaville, au déguerpissement des espaces publics des quartiers de Poto-Poto et Bacongo, respectivement 3e et 2e arrondissements de la capitale congolaise.

Après plusieurs mois de sensibilisation menée auprès des riverains et commerçants, cette opération a permis de libérer les artères publiques auparavant encombrées, les installations précaires ainsi que le démantèlement des kiosques de mobile money installés illégalement.

Malgré les mises en garde et les aménagements réalisés dans les marchés officiels, les autorités ont constaté des cas persistants d’incivisme, notamment le retour fréquent des vendeurs le long des principales artères et la présence d’épaves de véhicules abandonnées sur la voie publique.

Face à cette situation, les autorités ont renouvelé l’appel au respect de la loi, et encouragé l’intégration des espaces dûment aménagés, afin de garantir la sécurité des populations et l’ordre urbain.

Le ministre en charge de l’Assainissement devant les forces armées

Interrogés lors de cette opération, les habitants ont exhorté les commerçants installés sur les voies publiques à rejoindre les espaces appropriés, afin de réduire les risques d’accidents et de contribuer à l’assainissement de la ville.

Pour M. Drostan Goma, habitant de Poto-Poto, ces actions visent avant tout la protection des citoyens. «Nous saluons les initiatives de M. Mondélé. Vendre à même le sol n’est pas sûr. A tout moment, une voiture peut déraper et créer un drame (…) », a-t-il déclaré.

Au marché Total, à  Bacongo, la situation diffère. Le marché Bernard Kolélas construit pour accueillir les commerçants dans des conditions conformes aux normes, reste largement désert. De nombreux vendeurs privilégient les trottoirs et les chaussées, au détriment de la circulation et de leur propre sécurité, a indiqué un citoyen congolais.

 « Les gens restent sur les artères parce que la clientèle est là. On chasse aujourd’hui, ils reviennent demain. S’il y avait un accompagnement réel, la population intégrerait plus facilement le marché », a-t-il affirmé.

Un kiosque mobile money démantelé

 «Le marché est construit, mais l’entrée des vendeurs a été mal gérée. Au rez-de-chaussée, ça fonctionne, mais à l’étage, il n’y a personne. Pourtant, aller à l’intérieur, c’est aussi pour notre bien. Les routes sont dangereuses, un accident peut vite arriver», a ajouté le citoyen.

Bien que le  nouveau bâtiment du marché total inauguré en 2015soit opérationnel, plusieurs vendeurs boudent encore l’intérieur des installations. Un autre habitant, sous anonymat, évoque un défaut d’organisation initial (ACI)