Congo/Assainissement : Tenue prochaine d’un recensement pour immatriculer les collecteurs d’ordures

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Le ministre en charge de l'Assainissement échangeant avec les autorités et commerçants.

Brazzaville, 06 Jan. (ACI) – Le ministre de l’Assainissement urbain, du Développement local et de l’Entretien routier, M. Juste Désiré Mondélé, a annoncé le 3 janvier à Brazzaville, la  tenue prochaine d’un recensement pour identifier et immatriculer les pré-collecteurs et collecteurs d’ordures, pour mettre fin aux dépôts anarchiques et aux décharges sauvages.

 «Ces dépôts anarchiques et décharges sauvages entrainent des risques sanitaires pour les populations. Des sanctions sont prévues en cas de pratiques illégales», a-t-il déclaré au cours d’une visite effectuée à l’occasion du premier samedi du mois.

Concernant les tas d’ordures dans les marchés domaniaux, M. Mondélé a souligné que, malgré les contributions versées quotidiennement par les usagers, les commerçants continuent de vendre dans l’insalubrité.

« En prenant le cas des marchés de Ouenzé ou de Total à Bacongo,  5e et 2e arrondissements de Brazzaville, il est difficile de déterminer avec précision le budget de l’assainissement payé par les usagers. Les associations qui gèrent ont du mal à nettoyer les marchés et les alentours »,a-t-il ajouté.

De ce fait, M. Mondélé a appelé à une mobilisation citoyenne, et a insisté sur la responsabilité collective dans la préservation des espaces assainis, « les artères, les marchés et les quartiers ne doivent plus être transformés en dépotoirs », pour garantir un cadre de vie sain et durable.

Selon plusieurs témoignages recueillis au marché de Ouenzé, des vendeurs et commerçants ont dénoncé la perception de montants variant entre 100 et 1200 FCFA, collectés de manière irrégulière, sans visibilité sur les services rendus, notamment le balayage, la collecte des ordures et la place de vente.

Face à cette situation jugée confuse, les commerçants ont appelé les autorités à clarifier les taxes existantes, à identifier les percepteurs et à organiser une gestion transparente de l’assainissement et la structuration des marchés, rappelant qu’autrefois, les comités de marchés assuraient eux-mêmes le nettoyage régulier des sites.

Par ailleurs, il a précisé devant la presse lors de la  visite des marchés domaniaux et de plusieurs artères de la capitale que le Conseil des ministres a fait le constat des dysfonctionnements observés dans la gestion de payement des ménages pendant la collecte des ordures.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                               «Le gouvernement n’a créé aucune nouvelle taxe », a précisé M. Moundélé.           

Dans ce cadre, «le Chef de l’État a invité le gouvernement, en concertation avec les collectivités locales, à mettre en place, aux côtés du financement public de l’assainissement urbain, une contribution citoyenne au ramassage des ordures afin d’améliorer durablement notre cadre de vie », a-t-il déclaré.

Selon lui, la réforme envisagée vise à structurer et à encadrer les taxes existantes. À partir du mois de février, un processus de réorganisation sera engagé, incluant la digitalisation des contributions, afin d’assurer une meilleure traçabilité des ressources liées à l’assainissement.

Ces mesures s’inscrivent dans la mise en œuvre de la politique nationale de l’assainissement récemment adoptée, qui intègre les volets de gouvernance, financement et de responsabilisation des acteurs, avec l’appui des mécanismes prévus dans la loi de finances 2026. (ACI)