Congo/Climat : Plus de 100 millions de dollars pour la mise en œuvre du ProClimat

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Le représentant de la Banque mondiale prononçant le discours lors de la cérémonie

BRAZZAVILLE,  18 JUIN (ACI) – Au total 132 millions de dollars, représentant 15 pourcents du portefeuille de la Banque mondiale au Congo, seront nécessaires pour la mise en œuvre du Projet de création des activités inclusives et résilientes face au changement climatique (Proclimat), a annoncé, le Représentant résident de la Banque mondiale au Congo, M. Clarence Tsimpo Nkengne, le 16 juin à Brazzaville.

Lors de la cérémonie officielle de lancement du ProClimat, M. Tsimpo Nkengne a souligné que seulement 8% des fonds ont été décaissés à ce jour, en raison des retards dans la conduite des études et la signature des contrats nécessaires. Ainsi, près de 72% du financement reste encore à mobiliser.

Selon lui, ce projet s’inscrit dans les priorités du gouvernement congolais en matière de développement durable. Il vise à soutenir la diversification économique, en encourageant l’émergence d’un secteur non pétrolier dynamique et résilient face aux effets du changement climatique.

Le projet ambitionne également de promouvoir la conservation à l’échelle des paysages pour atténuer les impacts tels que les inondations, les sécheresses et l’érosion. À court et moyen terme, il contribuera à la réduction de l’insécurité alimentaire au sein des communautés ciblées.

Dans cette perspective, la Banque mondiale entend renforcer l’inclusion sociale en intégrant les populations autochtones et les communautés locales dans la mise en œuvre du projet, notamment par des moyens de subsistance adaptés et durables.

“Le Projet ProClimat n’est pas seulement lié au développement. Il est une réponse concrète aux défis climatiques qui affectent les communautés les plus vulnérables de ce pays. Il est aussi un symbole de notre capacité collective à agir rapidement et efficacement, comme en témoigne l’activation récente de la composante d’urgence (Cerc) pour répondre aux inondations de décembre 2023”, a dit M. Tsimpo Nkengne.

En outre, il a mentionné que ce projet s’inscrit dans une dynamique de transformation structurelle pour renforcer la résilience des systèmes agricoles et forestiers face aux chocs climatiques ; promouvoir des pratiques durables à travers la formation des prestataires en montage de plans d’affaires avec l’appui de la FAO.

“Nous attendons de ce projet une amélioration de la sécurité alimentaire et de la nutrition grâce à des pratiques agricoles durables, la création d’emplois et le renforcement des capacités locales, avec un accent particulier sur l’emploi des groupes vulnérables et marginalisés”, a-t-il souhaité.

A son avis, “le climat n’attend pas chaque action que nous posons aujourd’hui doit être guidée par I’impératif d’adaptation et de réduction des risques”. (ACI/Nadège Makoubama)