Congo/Culture : Nécessité de faire de l’art un moyen d’expression pour les enfants

Brazzaville, 7 Oct (ACI) – La peintre et sculptrice congolaise résidant en Belgique Rhode Bath-Scheba Makoumbou, a souligné, le 6 octobre à Brazzaville, la nécessité de faire de l’art un moyen de communication permettant aux enfants d’exprimer leurs émotions et leur vision du monde.

S’exprimant lors d’une interview accordée à l’Agence congolaise d’information (ACI), à l’occasion de la restitution de la formation qu’elle a organisée en faveur de 110 enfants à Brazzaville, elle a fait savoir que cette session a permis d’enseigner les techniques fondamentales du dessin et de la peinture à ces derniers.

Au cours de cette formation, une exposition consacrée aux travaux des enfants a été organisée afin de présenter leurs réalisations. Ceux-ci ont reproduit des modèles proposés par l’artiste avant de laisser libre cours à leur imagination. Les animaux, les arbres et les voitures figuraient notamment parmi les sujets représentés.

Pour l’artiste, cette liberté est essentielle, car si l’apprentissage impose un cadre technique, il doit également permettre à chaque enfant de développer sa propre inspiration, tout en contribuant à préserver les savoirs traditionnels.

Par ailleurs, à travers son travail avec les enfants, Mme Makoumbou inscrit sa démarche artistique dans la valorisation de la femme et la préservation des savoirs traditionnels. Ses œuvres représentent des femmes dans leur vie quotidienne ainsi que des scènes de paysannerie, de pêche, de chasse ou encore le travail des ‘’malafoutiers’’.

L’artiste considère que ces activités, parfois qualifiées d’archaïques, renferment des connaissances et des savoir-faire qui méritent d’être transmis aux nouvelles générations. À cet effet, elle cite les techniques utilisées par les ‘’malafoutiers’’ pour grimper aux palmiers à l’aide de lianes, les connaissances des pêcheurs sur le fonctionnement de l’eau et celles des chasseurs sur l’environnement et le sens du vent.

À son avis, la modernité ne doit pas conduire à l’abandon de ces savoirs. « Il y a une intelligence, il y a un savoir qu’il ne faut pas perdre », insiste-t-elle.

De même, elle envisage de travailler avec d’autres artistes en vue de proposer aux enfants une formation plus diversifiée dans les différentes disciplines artistiques. Des musiciens, danseurs et chorégraphes ont déjà participé aux activités organisées récemment, permettant ainsi aux enfants de découvrir d’autres formes d’expression artistique.

Rhode Makoumbou, qui poursuit sa carrière internationale, doit regagner Bruxelles avant de préparer une exposition en Italie. Elle entend maintenir son engagement en faveur de la formation artistique des enfants. (ACI)

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