Congo/Culture : Nécessité d’exhumer les valeurs culturelles pour sensibiliser la jeunesse congolaise

Brazzaville, 22 Jan (ACI) – Le ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Économie numérique, M. Léon Juste Ibombo, a souligné, le 21 janvier à Brazzaville, la nécessité d’exhumer les figures historiques et les valeurs culturelles nationales, afin de sensibiliser la jeunesse dans son rôle d’édification de l’avenir du Congo.

Intervenant à l’ouverture du colloque international organisé en hommage à Monseigneur Benoît Gassongo et consacré à la commémoration du 45e anniversaire de sa disparition. M. Ibombo a indiqué que revenir sur la vie et l’œuvre de cette figure majeure des débuts de l’évangélisation, de la scolarisation et de l’avènement de la République constitue un acte pertinent pour la pérennisation et la sauvegarde des mémoires collectives.

Évoquant l’apport de Monseigneur Benoît Gassongo dans les domaines de l’éducation et de l’évangélisation, le ministre Ibombo a insisté sur l’importance de préserver cette mémoire collective, essentielle à la construction et à la consolidation de la nation congolaise.

Selon lui, Mgr Benoît Gassongo, homme de foi et de culture, enraciné dans les traditions africaines, n’a jamais opposé la foi chrétienne à l’identité culturelle. « Il les a réconciliées », a-t-il affirmé, citant l’adage selon lequel « le fleuve qui oublie sa source finit par se tarir ».

A en croire M. Ibombo, le colloque organisé à cet effet, s’inscrit dans une dynamique de devoir de mémoire et de transmission, visant à préserver l’héritage de cette icône et à en faire un repère pour les générations présentes et futures. Car sa vision avant-gardiste d’une culture conciliante démontre que la modernité africaine ne peut se construire en rupture avec ses racines.

«Cette substance scientifique permettra aux participants de s’abreuver à la source de nos cultures, dans un dialogue fécond avec la culture occidentale », a-t-il déclaré, rappelant que Mgr Gassongo avait su établir un trait d’union harmonieux entre les cultures africaine et occidentale, sans en privilégier une au détriment de l’autre.

Les officiels.

Poursuivant son propos, M. Ibombo a rappelé que le 28 novembre 1958, lors de la proclamation de la République, Mgr Benoît Gassongo avait prononcé l’homélie à la basilique Sainte-Anne de Brazzaville, posant ainsi un acte hautement symbolique par lequel la spiritualité s’est mise au service de la Nation naissante.

Mgr Benoît Gassongo, a fait rappeler le ministre, est l’auteur du premier ouvrage consacré à la judicature mbochi, un héritage intellectuel témoignant de son attachement à la valorisation des cultures locales.  

La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence  du président du Sénat, M. Pierre Ngolo, ainsi que  plusieurs membres du gouvernement. (ACI)

Articles Similaires

DERNIÈRES PUBLICATIONS

-FansJ'aime
-SuiveursSuivre
-AbonnésS'abonner