Congo/Culture : Rhode Makoumbou veut faire de l’art un outil d’émancipation des enfants

Brazzaville, 08 Oct (ACI) – La peintre et sculptrice de la République du Congo résidant en Belgique, Mme Rhode Bath-Scheba Makoumbou, entend contribuer à l’éveil et à la formation des enfants par les arts et la nature, à travers un centre installé dans la capitale congolaise.

« Ce projet de formation est né des nombreuses sollicitations de jeunes et de parents souhaitant bénéficier de conseils pour accompagner les enfants qui manifestent un intérêt pour le dessin », a-t-elle indiqué le 6 octobre à Brazzaville, lors d’une interview accordée à l’Agence congolaise d’information (ACI).

Pour répondre à ces demandes, l’artiste a choisi de créer un cadre permanent destiné à accueillir les enfants et à développer leurs aptitudes artistiques en fonction de leur âge, de leur niveau et de leurs aspirations.

Pour elle, le dessin constitue une ouverture sur le monde. La pratique artistique ne vise pas uniquement à former des futurs artistes, mais également à développer les capacités d’observation, de compréhension de l’environnement et l’intelligence des enfants.

Créé il y a quatre ans, le centre accueille à ce jour une quarantaine d’enfants réguliers. Lors de la formation organisée récemment, près d’une centaine d’enfants ont pris part aux différentes activités.

En vue d’éveiller les enfants à leur environnement, la démarche pédagogique de l’artiste a commencé par l’observation et la représentation de la nature. Les paysages, les arbres, les fleurs, le ciel et la forêt constituent les premiers sujets proposés aux enfants.

Cette approche permet également de sensibiliser les jeunes au respect de leur environnement. Pour la peintre Makoumbou, apprendre à observer et à respecter la nature peut contribuer à développer le respect des autres et du vivant.

Après les paysages, les enfants sont progressivement initiés à la représentation de l’être humain et des animaux. Durant la récente formation, l’accent a été mis sur l’anatomie et le dessin du corps humain.

« La peinture doit ensuite compléter l’apprentissage du dessin », a-t-elle précisé, exprimant son ambition d’élargir les activités du centre à d’autres disciplines, dont la danse, la musique et la pratique d’instruments traditionnels. (ACI/Kesnov Medurin Ngouolali & Prissy Aranda Locko)

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