Brazzaville, 27 Oct (ACI) – L’Association des anciens enfants de troupe (Aet) du Congo a rendu, le 26 octobre à Brazzaville, un ultime hommage à l’un de ses membres, Yves Bodler Ngongo, matricule 1523 de la promotion Amilcar Cabral, décédé le 9 octobre dernier dans la capitale congolaise.
À cette occasion, le président de la communauté des Aet du Congo, M. Rémy Ayayos Ikounga, s’est recueilli devant la dépouille mortelle du disparu, en compagnie des membres des promotions Salvador Allende, Steve Biko et Gérard Neddy Ndounga.
Lisant l’oraison funèbre, le secrétaire général adjoint de l’association des aet, M. Serge Eugène Ghoma Boubanga, a rappelé que la nomination de M. Ngongo à la fonction de préfet du département de Brazzaville, le 19 août 2026, a coïncidé avec la célébration l’année jubilaire marquant le 80 eme anniversaire de l’école militaire préparatoire général Le Clerc ayant pour thème “80 ans d’excellence, d’engagement et de loyauté au service de la nation”.
Né le 20 mai 1962 à Sémbé, dans le département de la Sangha, M. Yves Bodler Ngongo a intégré l’École militaire préparatoire des cadets de la Révolution le 8 septembre 1975, avant d’obtenir un baccalauréat de série D en 1982.
De 1984 à 1988, il a suivi une formation d’officier de commandement tactique des unités d’artillerie de campagne à Odessa, en ex-Union des républiques socialistes soviétiques (Urss). En 1989, il a participé au stage d’harmonisation des officiers de Mbounda, avant d’être affecté au 106e groupement d’artillerie, dans la zone militaire de défense n°1 de Pointe-Noire, où il a occupé plusieurs fonctions.
De 1991 à 1994, il a exercé les fonctions de commandant de compagnie et de chef de poste de sécurité militaire du groupement d’artillerie mixte. Entre 1994 et 1998, il a été commandant de la batterie antichar, avant d’occuper le poste de chef de section des techniques opérationnelles en 1999.
Nommé colonel le 1er juillet 2008, M. Ngongo était titulaire des diplômes d’officier de renseignement militaire obtenus en Algérie et d’état-major obtenu à Nanjing, en Chine.
Doté d’un sens élevé du devoir, il a assumé, de 2004 à 2012, les fonctions de chef de cabinet auprès de différents commandants de la zone militaire de défense n°1. Il a ensuite été nommé directeur départemental de la sécurité militaire, poste qu’il a occupé jusqu’à son admission à la retraite, le 31 décembre 2022, après 42 ans de service à la nation.
Reconnu par ses frères d’armes comme un officier discipliné, travailleur et compétent, M. Yves Bodler Ngongo laisse derrière lui une veuve et plusieurs enfants, a-t-on appris. (ACI)

