Congo/Droits De L’homme: Plaidoyer pour un renforcement de la protection des communautés autochtones

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Une image d'illustration des peuples autochtones

Brazzaville, 21 Août (ACI) – Les acteurs de la société civile ont appelé, récemment, les pouvoirs publics, les bailleurs de fonds et les organisations partenaires à intensifier leurs efforts pour garantir la pleine reconnaissance des droits et l’inclusion des communautés autochtones en République du Congo.

Parmi les priorités mises en avant figurent la finalisation des textes d’application de la loi sur la promotion et la protection des droits des populations autochtones, notamment en matière de sécurité foncière, ainsi que l’instauration de quotas de représentation au sein des institutions constitutionnelles.

Dans une déclaration à l’occasion de la Journée internationale des peuples autochtones, célébrée le 9 août de chaque année,  ils ont insisté sur la nécessité de renforcer la sensibilisation contre les discriminations, de promouvoir une meilleure compréhension des cultures autochtones et d’investir dans des programmes inclusifs répondant à leurs besoins spécifiques en éducation, santé et opportunités économiques.

De même, ils ont plaidé pour l’intégration des savoirs traditionnels autochtones dans les stratégies nationales de conservation de la biodiversité et de lutte contre les changements climatiques.

En outre, ils ont salué les avancées législatives réalisées par la République du Congo en faveur de la protection de ces communautés, tout en soulignant les nombreux défis qui freinent encore leur pleine inclusion sociale et politique.

Le Congo fait partie des premiers pays africains à avoir adopté, en février 2011, une loi spécifique (n°5-2011) consacrée à la promotion et à la protection des droits des peuples autochtones. Ce texte garantit notamment la reconnaissance de leur identité culturelle, leurs droits fonciers, l’accès aux ressources naturelles, au consentement libre et éclairé, ainsi qu’aux services sociaux de base tels que l’éducation et la santé.

Au-delà de ce cadre juridique, le pays a également ratifié des instruments internationaux majeurs, dont la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones et la Convention 169 de l’OIT. Des structures institutionnelles et des initiatives de la société civile complètent ce dispositif. (ACI)