Congo/Droits Humains : La Rpdh dénonce le non-respect des engagements sociaux des populations autochtones

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Les deux responsables du Rpdh lors de la conférence de presse

POINTE-NOIRE, 03 JUIL (ACI) –La Rencontre pour la paix et les droits de l’homme (Rpdh) a dénoncé, dans une note de situation, le non-respect des engagements sociaux prisent par les sociétés forestières en faveur des Communautés locales et les populations autochtones (Clpa) des départements de la Lékoumou et du Kouilou.

Présentée à la presse le 30 juin à Pointe-Noire, cette note de situation fait état des enquêtes réalisées sur les terrains de janvier à juin 2025 pour évaluer le niveau du respect des engagements des cahiers de charge par différents acteurs, dans le cadre du projet Forest, gouvernance, markets and  climate (Fgmc), arrivé en fin de mandat.

Selon les témoignages recueillis auprès des Clpa, des échanges avec les administrations (parties prenantes) et des Ong, il y a de nombreux cas de non-respect des cahiers de charges et du  Consentement libre informé préalable (Clip), garanti dans la loi 33-2020 du 8 juillet 2020 du code forestier.

A titre d’exemple, dans la Lékoumou, la Société Sipam n’a pas pu réaliser la construction d’un puits d’eau potable avec système mécanique de pompage au village Lékoli et la fourniture des produits pharmaceutiques à hauteur de 3 millions de FCFA au Centre de santé intégré de Makanda, notifié dans le cahier de charge en 2019.

Dans le Kouilou, le Rpdh a noté, avec amertume, la non-exécution de la réhabilitation du Csi du Bivela, de l’école Béna et de Naoungui, inscrit dans le cahier de charge particulier au premier trimestre 2018 par la société Afriwood industries.

Pour le responsable du projet Fgmc, M. Fabrice Kimpoutou, le respect des obligations sociales par les entreprises forestières et du Clip dans ces deux départements est une condition  essentielle pour une exploitation forestière durable, responsable et équitable.

A cet effet, il a fait plusieurs recommandations à chaque partie, notamment aux entreprises, de mettre en œuvre les cahiers de charges; à l’administration forestière de renforcer les mécanismes de contrôle et de suivi des activités forestières; et  enfin à la société civile de sensibiliser les Clpa sur leurs droits et les procédures du Clip.

Cette conférence de presse a été co-animée avec le responsable des programmes au Rpdh, M. Franck Loufoua-Bessi. (ACI/ Loe Mercia)