Brazzaville, 13 Juillet (ACI) – Le Comité national économique et financier (Cnef) du Congo a formulé, le 13 juillet à Brazzaville, le vœu de faire dudit comité, un véritable moyen de financement de souveraineté économique, de compétitivité et de croissance durable, pour mieux répondre aux enjeux du financement de l’économie nationale.
Ouvrant les travaux de sa 2e session ordinaire sur l’économie et le financement de l’année 2026, le ministre des Finances, du budget et du portefeuille public, M. Christian Yoka, a appelé les acteurs du système financier à guider les travaux sur l’intérêt général en vue de la recherche du consensus et de l’ambition de produire des recommandations utiles pour l’économie congolaise.
« Nous avons un environnement où les défis deviennent chaque jour plus complexes. Notre responsabilité est de faire de notre système financier un véritable moyen de souveraineté. Il doit continuer à être un espace d’anticipation, de dialogue et de propositions capables d’accompagner les grandes orientations du gouvernement et de continuer à bâtir un secteur financier plus performant au service du développement de notre pays », a-t-il souhaité.

Dans son propos, M. Yoka a émis le souhait de voir le Cnef être l’un des instruments de la mobilisation des ressources naturelles et de la transformation du système collectif des propriétés stratégiques, en favorisant le dialogue entre le pouvoir public, les autorités monétaires et les supervisions ainsi que les acteurs du secteur financier.
Il a relevé les évolutions intervenues ces derniers mois dans ce secteur par l’accélération de la modernisation des autres secteurs financiers, entre autres, le lancement de l’auto-formation sur le crédit, les reformes prudentielles au niveau de la Conférence interafricaine des marchés d’assurance (Cima), contribuant à renforcer la stabilité, la transparence dans le système d’emploi et financier.
Pour lui, le Cnef doit poursuivre les réformes engagées afin de renforcer la mobilisation de l’épargne nationale, d’améliorer l’accès des entreprises au financement, et de favoriser la stabilité de l’écosystème financier.
Cette session ordinaire a connu en présentiel la participation de plusieurs personnalités, dont le gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac), M. Yvon Sana Bangui, le vice-gouverneur de la Beac, M. Michel Dzombala, le ministre de l’Economie, du plan, de la statistique et de la prospective, M. Ludovic Ngatse, et par visioconférence, la présidente de la Commission de surveillance du marché financier de l’Afrique centrale (Cosumaf), Mme Jacqueline Adiaba Nkembe. (ACI)

