Brazzaville, 23 Fév (ACI) – Le Congo n’a pas encore pleinement réussi à rassurer les investisseurs nationaux et internationaux, malgré les efforts engagés pour promouvoir le pays comme terre d’opportunités, a indiqué le ministre de la Coopération internationale et de la promotion du partenariat public-privé, M. Denis Christel Sassou Nguesso.
S’exprimant au terme d’un échange sur le bilan de son département, il a souligné le caractère transversal du ministère, en interaction permanente avec plusieurs administrations économiques. Selon lui, l’enjeu principal reste de créer une véritable cohésion institutionnelle afin d’offrir aux investisseurs un environnement lisible, sécurisé et rentable.
«Pour que l’ensemble de ces investisseurs, qui peuvent être en relation avec chacun d’entre nous, trouve sa place de vouloir réellement investir, qu’il ait le sentiment que ses investissements sont protégés au Congo et qu’en investissant, il va gagner de l’argent », a insisté le ministre de la Coopération internationale.
Toutefois, il a reconnu que certains opérateurs économiques continuent d’hésiter à s’implanter au Congo. «Nous n’avons pas totalement réussi », a-t-il déclaré, évoquant des difficultés administratives et des lenteurs dans la prise de rendez-vous avec les autorités susceptibles de décourager des porteurs de projets.
Aussi, M. Sassou Nguesso a admis que certaines lenteurs administratives et difficultés de prise de contact avec les autorités continuent de décourager les porteurs de projets. A cet effet, il a mis en garde contre ces dysfonctionnements, estimant qu’un investisseur mal accueilli peut en dissuader d’autres.
S’agissant du climat des affaires, le ministre de la promotion du partenariat public-privé a affirmé que le cadre juridique et réglementaire du pays a été globalement assaini, même si un changement de mentalités reste nécessaire dans certains services administratifs où subsistent encore des blocages.
«Malgré ces obstacles, le Congo dispose d’atouts majeurs, notamment la stabilité, la paix et un fort potentiel dans l’agriculture, les hydrocarbures et les mines », a poursuivi le ministre de la Coopération internationale.
En parallèle, il a relevé que l’absence d’études de faisabilité sur plusieurs projets constitue un frein important à la mobilisation des financements en partenariat public-privé (Ppp). «Vous trouverez difficilement un investisseur prêt à financer à la fois les études et le projet », a expliqué M. Sassou Nguesso.
A cette occasion, M. Sassou Nguesso a, en outre, réaffirmé la volonté du gouvernement de faire du PPP une alternative crédible à l’endettement public, en s’appuyant notamment sur la loi du 30 décembre 2022, encadrant ce mécanisme de financement.
Depuis 2021, le ministère a signé plusieurs accords stratégiques et mis en œuvre deux projets structurants. Il s’agit d’un partenariat public-privé avec le groupe Abu Dhabi Port pour construire un 2e terminal à conteneurs et un quai multimodal de 800 mètres à Pointe-Noire, ainsi qu’un oléoduc Pointe-Noire–Maloukou avec la Russie, première étape d’un corridor énergétique national. (ACI)





