BRAZZAVILLE, 13 août – Le Congo a réduit sa dette publique extérieure de près de 50 % en trois ans, tout en maintenant la paix sociale et en soutenant les investissements prioritaires, a annoncé le 11 août à Brazzaville, le Premier ministre, chef du gouvernement, M. Anatole Collinet Makosso
Présentant le cadre budgétaire à moyen terme 2026-2028 devant le Sénat lors du débat d’orientation budgétaire, il a salué « un quinquennat de résilience », mais soulignant que les marges de manœuvre budgétaires restaient limitées.
Grâce au programme conclu avec le Fonds monétaire international (Fmi) en 2019, le ratio d’endettement est passé de 116,4 % du Pib en 2021 à 94 % fin 2024. « Nous avons maintenu la tête hors de l’eau, mais l’effort doit se poursuivre », a déclaré M. Makosso. Il a appelé à une mobilisation accrue des recettes et à la poursuite des réformes structurelles.
Aussi, il a insisté sur la nécessité de renforcer la mobilisation des recettes hors hydrocarbures passées de 579 milliards de Fcfa en 2021 à 944 milliards en 2024 et de rationaliser les dépenses publiques, soutenues par la diversification de l’économie, notamment dans l’agriculture et l’agro-industrie.
Le premier ministre a également fait savoir que le gouvernement prévoit un rythme annuel moyen de croissance des recettes fiscales de 3,9 % sur 2026-2028 et entend concentrer ses investissements sur les secteurs porteurs notamment l’énergie, la logistique, l’agriculture et les services numériques.
Saluant la contribution croissante du secteur non pétrolier, il soutenu que la diversification économique « est en marche, même si le pas reste lent », a-t-il ajouté.
Malgré ces avancées, a-t-il reconnu, l’endettement reste supérieur au seuil communautaire de 70 %, et l’exécutif prévient que la soutenabilité financière exigera des « choix difficiles » et un engagement renouvelé avec les bailleurs. (ACI)





