Brazzaville, 24 Juin (ACI) – Le conseiller à l’enseignement supérieur, M. Bernard Mpassi Mabiala, a souligné, le 22 juin à Kintélé, dans le département de Brazzaville, la nécessité pour les chercheurs de concevoir des projets de recherche solides et bien structurés, capables d’attirer des financements auprès des partenaires techniques et financiers.
M. Mpassi Mabiala a exprimé cette nécessité à l’ouverture d’un atelier de formation sur le montage de projets de recherche bancables et finançables, organisé sur le thème « De l’idée scientifique à la mobilisation des fonds ».
Il a précisé que cette formation vise à renforcer les capacités des enseignants-chercheurs, chercheurs, doctorants, étudiants en master et responsables académiques dans l’élaboration de projets compétitifs répondant aux exigences des bailleurs de fonds et susceptibles d’attirer l’attention des partenaires au développement.
Selon lui, à l’issue de cet atelier les participants devront être en mesure d’identifier les opportunités de financement, de cibler les partenaires adaptés à leurs domaines de recherche et de transmettre ces compétences aux apprenants afin de favoriser l’émergence de projets viables et créateurs d’emplois.
De son côté, le président de l’Université Denis Sassou-N’Guesso (Udsn), le Pr Ange Antoine Abéna, a réaffirmé l’engagement de son institution à promouvoir la recherche à travers la mobilisation de financements propres et accompagner les enseignants-chercheurs dans la réponse aux appels à projets des organismes ou entreprises nationaux et internationaux.
« Il ne suffit plus d’avoir une idée de projet. Il faut être capable de la structurer, de démontrer sa rentabilité et son impact socio-économique afin de convaincre les investisseurs », a-t-il déclaré.
Le Pr Antoine Abéna a estimé qu’au cours de cette formation, les experts ivoiriens vont aider les participants à mieux structurer leurs projets de recherche pour permettre à l’Udsn de renforcer sa politique de recherche, notamment dans les domaines des mines, du bâtiment et de l’eau.
Il a indiqué également que l’Udsn a adopté une politique de recherche fondée sur quatre projets transversaux et interdisciplinaires, mobilisant les compétences des chercheurs selon leurs spécialités. Il a aussi invité les participants à s’approprier les enseignements dispensés afin de contribuer efficacement au développement du pays par la recherche scientifique et l’innovation.
Intervenant comme formateur, le spécialiste du financement de la recherche en Côte d’Ivoire, Dr Sangaré Yaya, acteur du Fonds pour la recherche, la technologie et l’innovation (Fonsti), a fait savoir qu’investir nécessite d’avoir des ressources humaines. « Pendant trois jours, nous allons faire le partage de l’expérience de la Côte d’Ivoire en termes de mobilisation des ressources. Comment, au plan national, nous nous sommes organisés pour mobiliser des ressources ? Comment, au plan international, nous pouvons profiter des réseaux existants pour capter des ressources au bénéfice de la recherche et de l’innovation du Congo », a-t-il poursuivi.
Pour lui, le véritable défi de l’Afrique n’est pas seulement de produire davantage de recherche, mais de créer les conditions permettant d’utiliser les résultats de cette recherche pour transformer durablement les sociétés, les économies et les politiques publiques.
Prévu du 22 au 24 juin, cet atelier réunit des enseignants-chercheurs de l’Université Denis Sassou-N’Guesso (Udsn) et de l’Université Marien-Ngouabi (Umng). La leçon inaugurale a porté sur le thème : « Enjeux et défis du financement de la recherche en Afrique : l’exemple de la Côte d’Ivoire et du Fonds pour la recherche, la technologie et l’innovation ».
Cet atelier se tient dans un contexte où la recherche de financement constitue un défi majeur pour de nombreux porteurs de projets. (ACI)

