Brazzaville, 30 Mai (ACI) – Au total, 101.856 candidats sont inscrits au baccalauréat général, session de juin 2026, contre 95.384 en 2025, soit une hausse de 6,79 %, a annoncé le 27 mai à Brazzaville le chef du service du baccalauréat à la Direction des examens et concours (Dec), M. Jean Aimé Dallous.
S’exprimant lors d’un séminaire de renforcement des capacités des acteurs impliqués dans l’organisation de cet examen d’État, il a précisé que la série A compte 39.162 candidats (38,54 %), la série D 59.512 candidats (58,43 %) et la série C 3.182 candidats (3,12 %).Les statistiques font également ressortir une prédominance des filles, au nombre de 55.752, soit 54,75 % des effectifs, contre 46.104 garçons.
Selon M. Dallous, Brazzaville enregistre davantage de candidats dans les séries scientifiques que dans les séries littéraires. À l’inverse, les départements de la Sangha, de la Likouala, de la Cuvette, du Congo-Oubangui, des Plateaux, du Nkéni-Alima, de Djoué-Léfini et surtout de la Cuvette-Ouest comptent une majorité de candidats inscrits en série littéraire.
La tendance est toutefois différente dans les départements de la Bouenza, du Niari, du Pool, de la Lékoumou et du Kouilou, où les séries scientifiques attirent davantage de candidats. À Pointe-Noire, le nombre de candidats des filières scientifiques représente plus du double de celui des filières littéraires.
A en croire le responsable du service Baccalauréat, cette tendance s’inverse dans les départements de la Bouenza, Niari, Pool, Lékoumou et le Kouilou. De même, Pointe-Noire regorge plus du double des candidats dans les séries scientifiques que dans les séries littéraires.
Évoquant les performances scolaires, il a relevé que pendant 6 ou 7 années consécutives, les départements de Pointe-Noire et du Kouilou sont toujours placés en dernière position dans le classement des résultats produits au baccalauréat.
S’adressant aux chefs de centres et à leurs adjoints, il a indiqué que les fuites de sujets appartiennent désormais au passé, tout en les exhortant à renforcer la lutte contre les autres formes de fraude, notamment dans les salles d’examen. Il a insisté sur la nécessité d’une vigilance accrue de la part des surveillants afin de préserver l’intégrité de cet examen.
Ouvrant les travaux du séminaire, le ministre de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’Alphabétisation, M. Jean Luc Mouthou, a rappelé que le baccalauréat, premier grade universitaire, ne saurait être réduit à une simple formalité administrative ou académique.
« Le baccalauréat constitue un indicateur de la crédibilité du système éducatif national, un symbole de l’égalité des chances et un instrument stratégique d’orientation des parcours académiques et professionnels de la jeunesse congolaise », a-t-il souligné.
Selon lui, cet examen engage non seulement l’avenir de milliers de candidats, mais aussi l’autorité morale de l’État, la confiance des familles et le rayonnement de l’école congolaise.
Placée sous le thème « Sécurisation et gouvernance intelligente du baccalauréat : renforcer la lutte contre la fraude pour préserver la crédibilité d’un examen stratégique à l’ère des mutations numériques et des exigences du monde contemporain », cette rencontre vise à renforcer les capacités techniques, organisationnelles et éthiques des différents acteurs du baccalauréat, à travers l’intégration des technologies numériques et de l’intelligence artificielle dans la gestion de cet examen d’État. (ACI)

