Brazzaville, 12 Mars (ACI) – Plusieurs citoyens interrogés, à trois jours de l’élection présidentielle du 15 mars, ont confirmé le 12 mars à Brazzaville, le déroulement dans le calme, de la campagne électorale, en dépit d’un manque d’engouement et de visibilité des projets de société des candidats.
Interrogé sur l’appréciation du scrutin à venir, M. Clotaire Ndabena, habitant de Ouenzé, 5e arrondissement de Brazzaville, a indiqué que la campagne se déroule « telle qu’elle a été organisée », sans incident notable. Toutefois, il regrette un faible dynamisme sur le terrain dans son quartier.
«Dans ma ruelle, il n’y a pas d’engouement, pas de porte-à-porte. On voit quelques affiches sur les grandes avenues, mais pas de présence réelle des candidats », a-t-il déclaré, précisant que le candidat le plus visible reste, M. Denis Sassou-N’Guesso à travers les affiches et banderoles.
Concernant les projets de société des sept candidats en lice, ce dernier estime que ceux-ci restent peu détaillés. « On parle beaucoup de développement et de paix, mais il n’y a pas de chiffres ni de statistiques, permettant à la population de bien comprendre les programmes », a-t-il relevé.
D’autres citoyens rencontrés, comme M. Roch Massoyi-Eteka, partisan du Parti congolais du travail (Pct), salue toutefois le climat de la campagne et l’expérience politique du Président sortant, M. Denis Sassou-N’Guesso. Pour lui, le projet de société du candidat du Pct se distingue par sa structuration et la continuité des programmes engagés lors du précédent mandat.
De son côté, Mme Danièle Sassou-Nguesso, présidente de la fondation Sounga, a rappelé l’importance de la participation citoyenne au scrutin. «Les élections sont un moment important pour chaque nation. S’informer, participer et s’exprimer dans le respect des institutions est une responsabilité citoyenne », a-t-elle affirmé, appelant les Congolais à se rendre massivement aux urnes, le 15 mars.
Bien que l’association soit apolitique, Mme Danièle reconnaît avoir trouvé «cohérent » le projet de société du candidat de la majorité présidentielle, tout en estimant que la démocratie congolaise reste perfectible. « Il y a encore du travail à faire, mais la jeunesse devra progressivement apporter du dynamisme et du renouveau », a-t-elle ajouté.
Plusieurs personnes interviewées ont également insisté sur la nécessité de préserver la paix durant le processus électoral. « Nous souhaitons que le vote se déroule librement et que les résultats soient proclamés dans le calme, pour le bien-être de tous les Congolais », a déclaré un autre citoyen ayant gardé l’anonymat.
À 48 heures de la clôture de la campagne, beaucoup d’observateurs estiment que le principal acquis demeure le déroulement pacifique des activités politiques, dans l’attente du scrutin du 15 mars, et de la proclamation officielle des résultats par la Cour constitutionnelle (ACI)

