Brazzaville, 18 Juin (ACI) – Le ministère de l’Environnement, du Bassin du Congo et du développement durable devrait diversifier les espèces des arbres à planter pour réduire les risques phytosanitaires liés à la monoculture, a souligné l’étudiante en Licence 3, à l’Institut supérieur des sciences géographiques, environnementales et aménagement (Isgea) de l’Université Denis Sassou-Nguesso, Mme Alvira Baleza-Nabo.
Le plaidoyer a été fait le 17 juin à Brazzaville lors de sa soutenance basée sur le thème « Estimation de la biomasse aérienne et du stock de carbone d’alignement d’arbres urbains dans la ville de Brazzaville », en vue de l’obtention du diplôme de licence dans cette spécialité.
A cette occasion, elle a relevé la nécessité de renforcer les programmes de planting d’arbres à Brazzaville et d’assurer leur entretien régulier, limiter les abattages non contrôlés des arbres, lors des travaux urbains, réaliser des inventaires permettant de suivre leur évolution et encourager les recherches scientifiques dans ce domaine.
Dans son travail, l’impétrante a fait savoir que la biomasse est une réserve d’énergie née de l’action du soleil grâce à la photosynthèse. Elle fournit de l’énergie et contribue à la lutte contre le réchauffement climatique en réduisant les émissions de gaz à effet de serre, d’autant plus que le CO2 émis lors de sa combustion est équivalent à celui absorbé par les végétaux pendant leur croissance.
« L’augmentation des émissions des gaz à effet de serre provoque le changement climatique et influence les écosystèmes forestiers. Face à cela, les arbres jouent un rôle important en milieu urbain. Ils participent à la régularité du climat et à la séquestration du gaz carbonique », a indiqué Mme Baleza-Nabo.
Parlant des résultats de sa recherche, durant la période du stage fait en prélude à cette soutenance, elle a indiqué que l’étude a consisté à recenser les arbres urbains pour connaître la quantité de carbone qu’ils séquestrent et le rôle que jouent ceux-ci.
Elle a mené cette étude dans trois arrondissements de Brazzaville notamment à Makélékélé, au quartier Diata, sur l’avenue allant du marché Mweti au rond-point Rectorat ; A Poto-Poto, sur l’avenue de France allant de Nelson Mandela à la rue Balla et sur l’avenue des trois Martyrs, du croisement Miadeka au rond-point Ebina, à Ouenze.
Selon elle, la collecte des coordonnées géographiques de chaque arbre sur le terrain a été faite grâce au GPS, le vertex 5 a permis de relever la hauteur des arbres, le double décamètre, de mesurer les dimensions des arbres.
« La biomasse aérienne moyenne est d’environ 1,21 tonne par arbre, 0,61 tonne de stock de carbone par arbre et un équivalent dioxyde de 2,22 tonnes par arbre. La biomasse maximale pour un arbre a été inventoriée à 6,28 tonnes » a-t-elle dit.
Au terme de son exposé, elle a obtenu la note de 18 sur 20 avec les félicitations du jury, (ACI)

