Congo/Environnement : Nécessité d’inclure des savoirs traditionnels dans l’élaboration et la mise en œuvre des outils de conservation

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M. Jérôme Ambassa, lisant son allocution

Brazzaville, 18 Août (ACI) – Le membre de la Plateforme de gouvernance de la gestion des ressources naturelles des districts de Sembé-Souanké-Ngbala dans le Département de la Sangha, M. Jérôme Ambassa, a recommandé, le 17 août à Brazzaville, aux autorités compétentes d’inclure les savoirs traditionnels dans l’élaboration et la mise en œuvre des outils de conservation, de suivi écologique et d’usage durable des ressources.

Dans sa déclaration au sujet des communautés locales et des peuples autochtones du massif forestier de Messok-Dja (Paysage tridom, Congo) concernant la Stratégie et le Plan d’Action National pour la Biodiversité (Spanb) horizon 2025-2030, il a également demandé au gouvernement de reconnaître leur rôle et leurs droits dans la gestion de la biodiversité au niveau local, en organisant des consultations libres.

Il a également sollicité du gouvernement le développement d’un mécanisme de financement participatif spécifique, afin de soutenir les initiatives de conservation menées par les communautés et capitalisées par les Collectivités Locales et Populations Autochtones (Clpas).

En sus de ces recommandations, M. Ambassa a demandé aux gouvernants d’organiser des formations visant à renforcer les capacités en matière de conservation, de cartographie participative et de gestion durable des ressources, et ce dans les langues locales pour garantir une appropriation efficace.

À ce sujet, il a invité les décideurs nationaux et internationaux à promouvoir une gouvernance équitable et un partenariat sincère, en reconnaissant la valeur de la contribution des communautés à la conservation et à la vie de la forêt, à travers des séances de plaidoyer.

Par ailleurs, les communautés locales ont affirmé leur engagement à renforcer la gestion durable de leurs terres, en protégeant les zones sensibles, notamment les sources, les corridors fauniques, les stations d’alimentation, les clairières et en identifiant ces zones sur l’espace géographique de Messok-Dja.

De plus, elles s’engagent à collaborer avec les autorités nationales, les ONG, les scientifiques et autres parties prenantes pour co-construire des projets de conservation et de développement durable, à travers une participation inclusive et équitable. « Nous allons sensibiliser nos membres et populations sur l’importance de la biodiversité et la défense de nos droits dans leur globalité », a-t-il souligné.

« Nos communautés locales et populations autochtones du massif forestier de Messok-Dja sont prêtes à être des actrices centrales d’une future gestion respectueuse, inclusive et durable. Nous nous engageons dans la mise en œuvre du Spanb qui reconnaît nos droits, nos compétences et notre rôle indispensable pour protéger le patrimoine naturel du Congo, afin de répondre au cadre mondial de la biodiversité », a-t-il précisé. (ACI)