Brazzaville, 04 Juin (ACI) – Le directeur général du Groupe Batelec, M. Charles Poaty, a souligné, le 3 juin à Brazzaville, la nécessité de mieux gérer les déchets d’équipements électriques et électroniques (Deee), afin de transformer cette problématique environnementale en une opportunité économique durable.
Ce plaidoyer a été faite lors du panel intitulé « Comment le Congo peut-il transformer ses déchets électroniques en opportunités durables ? », organisé dans le cadre de la 10ᵉ édition du Salon international de la technologie et de l’innovation de l’Afrique centrale (Osiane), qui se tient du 2 au 5 juin à Brazzaville.
A cette occasion, M. Poaty a indiqué que l’essor de la numérisation et de la digitalisation entraîne une augmentation constante de nouveaux types de déchets nécessitant un traitement spécifique. Selon lui, ces déchets ne doivent pas être assimilés aux ordures ménagères, au risque de provoquer une pollution des sols, de l’environnement et des nappes phréatiques.
À cet effet, les participants de ce panel ont convenu de mettre en place un cadre de travail réunissant tous les acteurs notamment l’Ong Pratic promoteur du Salon Osiane, les autorités de régulation ainsi que les ministères en charge des Postes, des Télécommunications et celui de l’Environnement. Cette initiative vise à élaborer des mécanismes de régulation et d’encadrement du secteur des déchets électroniques.
Dans cette perspective, Batelec prévoit de lancer un programme national de collecte ciblant notamment les secteurs de la banque, des assurances, des télécommunications ainsi que l’administration publique, afin de recenser et de valoriser les déchets électroniques actuellement stockés dans les bureaux et les domiciles.
« L’objectif est de disposer de données fiables sur les quantités de déchets produites afin de mieux les traiter et les valoriser », a expliqué M. Poaty. Cette ambition s’appuie sur les dispositions de la Convention de Bâle, encadrant l’exportation des déchets électroniques vers des centres spécialisés de traitement en Europe. À ce jour, l’entreprise a déjà expédié plusieurs tonnes de déchets électroniques collectés au Congo vers la France pour leur traitement.
« Batelec est la première entreprise à capitaux congolais à avoir exporté 50 tonnes de déchets électroniques vers la France pour leur traitement, conformément aux normes internationales », s’est-il félicité, annonçant l’ambition du Groupe de faire du Congo une plateforme régionale de référence dans le traitement des déchets d’équipements électriques et électroniques en Afrique centrale.
Pour atteindre cet objectif, l’entreprise s’appuie sur des partenariats engagés avec des sociétés françaises et italiennes, afin de bénéficier de l’expertise et les technologies nécessaires au transfert de compétences et à la création future d’infrastructures de traitement sur le territoire national.
Cette démarche, a-t-il signifié, s’inscrit dans la vision de développement durable portée par les autorités congolaises ainsi que dans les orientations évoquées lors des Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD), tenues récemment à Brazzaville. (ACI)

