BRAZZAVILLE, 24 MARS (ACI) – La présidente de l’Action des éducatrices pour le développement, Mme Bernadette Miassouassouana, a souligné, le 21 mars à Brazzaville, la nécessité de renforcer les actions de sensibilisation et l’implication des communautés pour faire évoluer les mentalités, les normes sociales de genre, afin de lutter contre les pratiques discriminatoires et les violences faites aux femmes.
Au cours d’une causerie-débat, placée sous le thème « Les violences faites aux femmes au Congo », elle a indiqué que pour réduire ces violences, les Congolais doivent préconiser la sensibilisation, la dénonciation et l’information comme principales stratégies. Elle a appelé la police et la justice à intensifier leurs efforts dans ce domaine.
A cette occasion, Mme Miassouassouana a édifié les femmes sur les différents types de violences, notamment les violences liées aux veuvages et aux successions, les violences verbales, physiques, morales et psychologiques, ainsi qu’au harcèlement, l’exploitation sexuelle et le cyber violences.
Sensibilisant les femmes sur l’inégalité du genre et du pouvoir, les facteurs politiques, juridiques et culturels, elle a éclairé les participantes sur l’insuffisance de la mobilisation et d’information aux droits des femmes et des filles, la pauvreté et l’exclusion sociale, les crises humanitaires ainsi que les situations d’urgence.
Intervenant à cette occasion, la coordonnatrice de l’association ‘’Kaani assistance”, Mme Luce Bénédicte Gangoue a souligné la nécessité de créer des espaces de dialogue, de sensibilisation et de mobilisation pour promouvoir les droits des femmes.
Cette causerie-débat a été organisée par l’association Kaani assistance dans le cadre du Forum pour les droits des femmes au Congo, placé sous le thème « Connaître ses droits, un enjeu pour la femme congolaise ». (ACI/Kesnov Medurin Ngouolali)

