BRAZZAVILLE, 30 JUIL (ACI)- Les sénateurs ont voté le 28 juillet à Brazzaville, le projet de loi autorisant la ratification de la convention de subvention à l’investissement entre la République du Congo et la Banque européenne d’investissement (Bei), sur le contrat de financement et de renchérissement de la dette dont le niveau est déjà très élevé.
Au cours de la séance plénière de la 4è législature administrative du Sénat, le ministre des Finances, du budget et du portefeuille public, M. Christian Yoka, a fait savoir que la dette publique constitue une question primordiale nécessitant une prudence accrue des pouvoirs publics.
En fin décembre 2024, la dette publique était arrêtée à 8 535,7 milliards de FCfa soit 92,3% du Produit intérieur brut (Pib) contre 8 516,3 milliards de FCfa au 31 décembre 2023, soit 97,3% du Pib, a fait savoir le ministre en charge de Finances.
Dans ce cadre, il noté que le Congo a conclu avec satisfaction la 6è revue du programme triennal signée avec le Fonds monétaire international (Fmi), appuyée par la Facilité élargie de crédit (Fec), le 14 mars 2025. L’analyse de viabilité de la dette du réalisée au terme de ce programme montre que la dette du Congo est viable.
«Pour rester dans cette trajectoire de viabilité, le gouvernement a adopté une stratégie d’endettement qui consiste à ne rechercher que des prêts concessionnels, générant un élément don de 35%, dans la politique de nouveaux financements », a-t-il précisé.
De même, il convient de noter que cette stratégie du gouvernement s’inscrit dans la logique de la politique relative aux limites d’endettement public du Fmi et de celle du financement du développement durable de la Banque mondiale, a-t-il poursuivi.
En outre, M. Yoka a souligné que le concours de la Bei est une combinaison d’un prêt, d’une subvention d’investissement et d’une assistance technique, qui génère un élément don de 39%, la norme étant fixée à 35%. Ce financement étant concessionnel, à ce titre n’obère pas la viabilité du portefeuille.
S’agissant des conditions financières de la subvention, il a rappelé qu’elle constitue un outil de financement sous forme de don et d’un montant de 10,3 millions d’euros. (ACI)





