Congo/Forêts : Brazzaville abrite des ateliers pour intégrer le genre dans les textes du code forestier

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Les participants durant les travaux.

Brazzaville, 04 Dec (ACI) -Vingt-cinq participants, majoritairement des femmes issues des organisations de la société civile, prennent part du 3 au 6 décembre à Brazzaville, à une série d’ateliers visant à renforcer l’intégration de la dimension genre dans les textes d’application du code forestier congolais.

Organisés par le Réseau des femmes africaines pour le développement durable (Refadd), ateliers s’inscrivent dans le cadre de la participation du réseau au sein du Groupe de travail multi-acteurs (Gtma), chargé d’accompagner le processus de réforme du cadre réglementaire du secteur forestier. Ceux-ci visent à formuler des propositions concrètes pour combler les insuffisances relevées.

Les ateliers portent sur trois projets de décrets prioritaires. Il s’agit notamment d’un texte relatif aux modalités d’accès à l’information en matière d’exploitation et de gestion forestière, d’un décret encadrant l’élaboration des plans d’aménagement des forêts du domaine privé de l’État, ainsi que d’un projet instituant le comité national de suivi et d’évaluation de l’accès aux ressources génétiques forestières et du partage des avantages issus de leur utilisation.

À l’ouverture des travaux, la coordonnatrice du Refadd, Mme Marie Julienne Longo Mbengo, a souligné l’importance de la responsabilité des femmes dans la gouvernance des ressources forestières, rappelant que «le thème de la contribution des femmes à l’élaboration des textes réglementaires des forêts communautaires en dit long sur leur place et leur rôle dans la protection des ressources naturelles ».

Se félicitant de la reconnaissance par le Gtma du ministère de l’Économie forestière, des contributions formulées par les femmes lors des précédentes sessions, elle a lancé un appel  à une collaboration renforcée avec les autres réseaux ainsi qu’une implication accrue des peuples autochtones et des communautés riveraines.

Prenant également la parole, le coordonnateur du Programme de gestion durable des forêts (Pgdf), M. Alfred Nkodia, a insisté sur la nécessité d’une intégration systématique du genre dans les réformes en cours.

Il a, par ailleurs, réaffirmé l’engagement du Pgdf à accompagner ce processus sur les plans technique et institutionnel, encourageant les participants à formuler des propositions concrètes, réalistes et adaptées aux réalités locales afin d’enrichir les textes réglementaires en préparation.

Créé en 1998 à Bata, en Guinée équatoriale, en marge de la Conférence sur les écosystèmes des forêts denses et humides d’Afrique centrale (Cefdhac), le Refadd est aujourd’hui implanté dans l’ensemble des pays membres de la Commission des forêts d’Afrique centrale (Comifac).

En République du Congo, le réseau concentre ses actions sur la promotion de la participation effective des femmes dans la gestion et la gouvernance des ressources forestières. À travers cette initiative, le Refadd et ses partenaires entendent contribuer à l’amélioration de la gouvernance forestière et à la consolidation de la place des femmes et des groupes vulnérables dans les processus décisionnels liés à la gestion des ressources naturelles. (ACI