Congo/Formation : Les acteurs impliqués dans le partenariat public-privé renforcent leurs compétences

BRAZZAVILLE, 22 FEV (ACI) – Les agents et cadres du ministère de la Coopération internationale et de la promotion du Partenariat public-privé (Ppp) ont renforcé, le 21 février à Brazzaville, leurs compétences en matière de négociation, de gestion et d’évaluation de projets.

Ces agents ont été formés au cours d’un séminaire interactif visant à mieux préparer les participants à relever les défis liés à la mise en œuvre des Ppp au Congo. Cette formation avait également pour objectif de partager les expériences, tant les succès que les défis rencontrés dans la mise en œuvre des Ppp, notamment en Côte d’Ivoire.

Selon le formateur, le président du Comité national de pilotage des Ppp de Côte d’Ivoire, M. Moussa Kouyaté, le recours aux Ppp, lorsqu’il est bien encadré et suivi, représente une solution innovante pour le développement des infrastructures et des services publics. Toutefois, une gouvernance rigoureuse et transparente reste la clé pour en maximiser les bénéfices.

A cette occasion, le formateur a présenté quelques bonnes pratiques essentielles pour garantir le succès des contrats de Ppp, souvent complexes et de long terme.

La première consiste en la réalisation d’études commerciales, techniques, environnementales et financières afin d’assurer la faisabilité juridique et technique des projets, tout en garantissant leur viabilité financière et leur impact positif sur les populations concernées.

Un autre point essentiel est l’élaboration de contrats sécurisés. « Face à des partenaires privés souvent bien outillés et expérimentés, les États doivent s’entourer des meilleurs experts, notamment des avocats et conseillers, afin de renforcer leurs capacités de négociation et garantir un équilibre contractuel favorable », a-t-il souligné.

Selon M. Kouyaté, le suivi rigoureux des contrats est une autre pratique incontournable. « Faire des Ppp sans mécanisme de suivi est risqué. La mise en place d’instances de surveillance, d’audits réguliers et de comités de suivi est indispensable pour s’assurer du respect des engagements et, si nécessaire, appliquer des sanctions ou des pénalités aux opérateurs défaillants », a-t-il alerté.

A ces pratiques s’ajoutent la sélection rigoureuse des partenaires privés, l’acceptabilité sociale des projets et le respect des engagements contractuels, un pilier fondamental de la crédibilité des États.

« Il est essentiel d’impliquer les populations et d’évaluer leur capacité à supporter les coûts des services avant d’engager un projet. Le contrat est la loi des parties. Un climat des affaires fiable et prévisible attire et retient les investisseurs. Le non-respect des engagements peut dissuader les partenaires privés et nuire à l’attractivité du pays », a rappelé l’expert.

Ouvrant les travaux de cette formation, le directeur de cabinet du ministre en charge de la Promotion du partenariat public-privé, M. Max Henri Monka, a indiqué que ce séminaire a permis de promouvoir une culture de partenariat fondée sur la transparence, la confiance mutuelle et l’efficacité. (ACI/Marlyce Tchibinda Batchi)

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