Brazzaville, 18 Déc (ACI) – Le Sénat et le Fonds des Nations unies pour la population (Fnuap) ont décidé, le 17 décembre à Brazzaville, de renforcer leur partenariat en faveur de la santé sexuelle et reproductive, de la lutte contre les violences basées sur le genre (Vbg) et du développement du capital humain.
«Nous allons travailler ensemble pour répondre aux attentes de la population, en particulier des femmes, des jeunes, des personnes vivant avec un handicap et des groupes vulnérables, afin que personne ne soit laissé de côté», a déclaré la représentante du Fnuap, Mme Agnès Kayitankore, à l’issue de l’audience accordée par le président du Sénat, M. Pierre Ngolo.
Soulignant le caractère interconnecté des problématiques liées à la planification familiale, à la réduction de la mortalité maternelle et à la lutte contre les Vbg, elle a indiqué que ce partenariat se poursuivra en 2026 afin d’approfondir les échanges sur l’ensemble de ces questions.
«Si l’on résout le problème de la planification familiale, la mortalité maternelle sera reduite. Et en luttant contre les violences basées sur le genre, qui peuvent entraîner des grossesses non désirées, on contribue également à réduire cette mortalité», a expliqué Mme Kayitankore.
À cette occasion, la responsable onusienne a rappelé que l’investissement dans la planification familiale, la lutte contre les Vbg et la santé maternelle, constituent un levier essentiel du développement durable, en favorisant une population en bonne santé capable de contribuer efficacement à l’économie nationale.
Les échanges ont également porté sur le rôle déterminant du Parlement et du Sénat dans l’adoption des lois et le vote des budgets nécessaires à un investissement durable dans la santé maternelle et la santé sexuelle et reproductive.
«Aucune femme ne devrait perdre la vie en donnant la vie», a souligné la représentante du Fnuap, insistant sur la nécessité de protéger les femmes, les jeunes et les personnes vulnérables.
Au cours de cette audience, Mme Kayitankore a présenté le mandat de son institution, articulé autour de quatre axes stratégiques majeurs, à savoir la réduction de la mortalité maternelle évitable, la planification familiale, la prévention et la réponse aux violences basées sur le genre, ainsi que la production et l’exploitation des données. (ACI)





