Brazzaville, 13 Déc (ACI) – Le Premier ministre, Chef du gouvernement, M. Anatole Collinet Makosso, a réaffirmé, le 12 décembre à Brazzaville, la mise en œuvre du budget programme, en vue d’améliorer l’efficacité de la dépense publique.
Intervenant au cours de la séance des questions orales avec débat à la session budgétaire du Sénat, M. Collinet Makosso a fait savoir que dans le cadre de réformes de finances publiques en cours, le Congo a amorcé depuis deux ans ladite mise en œuvre du budget programme.
Dans le contexte en aide de cadrage, il a instruit les membres du gouvernement à engager les ajustements structurels requis. S’agissant du budget d’investissement, quatre orientations ont été formulées. Toutefois, dans l’application de celles-ci, certaines propositions de projets ont été écartées.
Parmi ces orientations figurent la poursuite de la mise en œuvre du mécanisme des sélections des projets d’investissement public, ainsi que l’inscription stricte au volet investissement du budget de l’Etat des dépenses relevant des secteurs prioritaires, et concourant à l’amélioration de la productivité nationale
Par ailleurs, le Premier ministre a évoqué le projet de construction de deux centrales hydroélectriques de Motaba et Ibenga, inscrit sur la liste des projets devant bénéficier en 2026 des ressources et de la réalisation du fonds d’étude. En effet, le marché relatif à cette étude est en cours d’approbation au ministère en charge de finances, a-t-il fait savoir.
Concernant le projet de réhabilitation de la route Impfondo-Epena-Dongou, quant à lui, dispose d’une étude de faisabilité au cours de travaux menés conjointement par les experts du gouvernement et ceux de la Commission finances de l’assemblée.
A cet effet, il a été proposé de l’inscrire dans le journal des projets d’investissement 2026 au regard de l’urgence avérée des travaux, a fait savoir le Premier ministre.

Parlant du projet relatif aux ponts sur la Motaba et l’Ibenga, M. Collinet Makosso a précisé qu’il a été inscrit dans le projet de loi de finances 2026 au titre du volet investissement.
Abordant la question de la fiscalisation forestière, il a souligné que conformément aux dispositions de la loi 33-2000 du 08 juillet 2020, portant droit forestier en République du Congo, le permis spécial ainsi que les dispositions liées à la protection des ressources forestières, assurent la régulation et s’inscrit dans une logique de durabilité.
«L’article 144 du code forestier précise que le permis spécial est délivré après acquittement de la taxe forestière sur les produits forestiers non ligneux, dont il autorise l’exploitation. La taxation se fait à priori et régit par un texte règlementaire, l’arrêté 6379 du 31 décembre 2002, (…) », a conclu M. Collinet Makosso. (ACI)





