Brazzaville, 17 Août (ACI) – Le président du Sénat, M. Pierre Ngolo, a appelé, le 13 août dernier à Brazzaville, à accélérer la marche du Congo vers le développement, en s’appuyant sur la stabilité, la paix, le dialogue et la cohésion nationale.
« À notre avis, accélérer la marche vers le développement, c’est refuser l’immobilisme, anticiper les besoins des générations futures, investir davantage en faisant de chaque investissement, une pierre supplémentaire à la consolidation de l’édifice national. L’accomplissement de cette ambition louable exige que soit systématisée la lutte contre les antivaleurs », a-t-il souligné à la clôture de la session parlementaire.
Pour M. Ngolo, la responsabilité des parlementaires est pleinement engagée dans cette démarche. Cependant, il a relevé que, dans un environnement international marqué par les incertitudes économiques, les tensions géopolitiques et les effets persistants des changements climatiques, le Congo poursuit sa trajectoire de stabilité et de développement.
Cette stabilité constitue le fruit d’une volonté politique constante et d’un engagement collectif qui doivent être préservés avec vigilance, a-t-il indiqué.
Revenant sur les réalisations engagées après l’investiture du Président de la République, M. Denis Sassou-N’Guesso, en avril dernier, le président du Sénat a estimé que celles-ci traduisaient l’ambition de faire du développement une réalité perceptible dans le quotidien des populations et de réduire progressivement les inégalités territoriales.
Sur le plan international, M. Ngolo a déploré la persistance des conflits armés et l’échec de plusieurs initiatives de médiation, estimant que le langage des armes devrait céder la place à la voie diplomatique.
À cet effet, au nom du Sénat, il a formulé le vœu du ressaisissement de tous les protagonistes afin que se taisent les armes au profit de la diplomatie pour la paix à travers le monde.
Évoquant notamment la guerre russo-ukrainienne et les tensions au Proche-Orient, M. Ngolo a relevé l’ampleur des destructions et des pertes humaines, ainsi que les risques d’extension des conflits à d’autres pays.
Le président du Sénat a également alerté sur les conséquences du changement climatique, marquées, selon lui, par la multiplication des incendies, sécheresses, inondations et des catastrophes naturelles. Face à ces défis, il a plaidé pour le renforcement du multilatéralisme, de la coopération internationale et de la diplomatie parlementaire.
« Malgré les turbulences de notre temps, nous refusons de croire que l’humanité est condamnée à subir son destin », a-t-il souligné, appelant à faire de la paix, la justice, la solidarité et la fraternité entre les peuples des valeurs de référence.
À cette occasion, le Sénat a dressé le bilan de ses activités au cours des 70 derniers jours, mettant en avant son rôle de contrôle de l’action de l’exécutif, de modérateur et de conseil de la Nation.
Au total, 14 affaires sur les 19 inscrites à l’ordre du jour, de cette neuvième session ordinaire administrative, ont été examinées et adoptées, tandis que les cinq affaires restantes ont été renvoyées à la prochaine session. (ACI)

