Pointe-Noire, 14 Juillet (ACI) – Les bruts produits en République du Congo ont enregistré une forte volatilité de leurs différentiels sur le marché international au deuxième trimestre 2026, avec des écarts compris entre -8,650 dollars et +11,300 dollars par baril, selon le communiqué final de la réunion de fixation des prix fiscaux des hydrocarbures bruts commercialisés au cours de cette période.
Organisée du 8 au 10 juillet à Pointe-Noire sous le patronage du ministre des Hydrocarbures, M. Stev Simplice Onanga, cette réunion a rassemblé les membres du Comité des prix pour analyser l’évolution du marché pétrolier international, évaluer les performances des bruts congolais et finaliser la réforme de la méthodologie de fixation des prix fiscaux.
Les travaux ont été présidés par le directeur général de l’Économie, de l’Audit et du Trading pétrolier, M. Jean-Jacques Kama, président du Comité des prix.
Selon le communiqué, le Djeno Mélange a affiché un différentiel maximal de +10,510 dollars par baril et un minimum de -8,650 dollars, tandis que le Nkossa Blend a atteint un plafond de +11,300 dollars et un plancher de -1,700 dollar par baril.
Les cargaisons ont été commercialisées selon plusieurs méthodes de valorisation, notamment la période de cotation «cinq jours après le connaissement (Bill of Lading) », la moyenne mensuelle et la période fixée (« Fixed Price Period »).
À l’issue des travaux, le Comité a fixé le prix fiscal moyen pondéré des hydrocarbures bruts produits au Congo à 98,587 dollars par baril, soit un différentiel trimestriel moyen de -2,089 dollars par rapport au Brent daté.

Par qualité, les prix fiscaux moyens par qualité se présentent comme suit : Djeno Mélange, 94,600 dollars par baril (différentiel de -3,011 dollars) ; Nkossa Blend, 102,145 dollars (+3,364 dollars) ; Yombo, 99,017 dollars (-6,621 dollars).
S’agissant des gaz de pétrole liquéfiés, le butane a été fixé à 57,465 dollars par baril, avec un différentiel de +0,916 dollar par rapport au marché North West Europe (NWE), tandis que le propane s’établit à 30,834 dollars, soit un différentiel de -1,618 dollar par rapport au marché de Mont Belvieu.
Le président du Comité des prix a indiqué que cette session s’était tenue dans un contexte marqué par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient, lesquelles ont accentué la volatilité des marchés pétroliers mondiaux. Malgré cette conjoncture, les performances commerciales des hydrocarbures congolais ont été jugées satisfaisantes.
Clôturant les travaux, le ministre des Hydrocarbures a estimé que le marché pétrolier international restera durablement marqué par l’incertitude. Face à cette situation, il a souligné que la qualité des analyses, la capacité d’anticipation et la solidité du partenariat entre l’État et les sociétés pétrolières demeurent les principaux leviers pour préserver la compétitivité du secteur.
Réaffirmant la volonté du gouvernement de maintenir un environnement d’investissement stable, transparent et prévisible, M. Onanga a assuré que les réformes se poursuivront afin de renforcer la gouvernance du secteur, d’améliorer son efficacité, de promouvoir le contenu local et d’attirer de nouveaux investissements. Il a également rappelé aux compagnies pétrolières la nécessité de respecter leurs engagements contractuels, opérationnels, environnementaux et fiscaux.
Conformément à la réglementation en vigueur et aux contrats de partage de production, cette session a été organisée par Trident Energy Congo Sau. La prochaine réunion de fixation des prix fiscaux est prévue du 7 au 9 octobre 2026 à Brazzaville et sera organisée par Trident Ogx.
Créée en janvier 2025, Trident Energy Congo Sau, filiale de Trident Energy Management Limited, est spécialisée dans l’exploitation et la production d’hydrocarbures en eaux profondes. L’entreprise a pour ambition de redynamiser des actifs pétroliers et gaziers arrivés à maturité en optimisant leur production. (ACI)

