Brazzaville, 18 Nov (ACI) – Une dizaine de musiciens français ont été récemment formés à Brazzaville sur la rumba congolaise, lors de la 2e session du programme panafricain «Bolingo Ya Rumba», dans le but de renforcer le rayonnement international de ce patrimoine culturel.
Portée par la manager du projet, Mme Peggy Mao, et soutenue par la ministre de l’Industrie culturelle, touristique, artistique et des loisirs, Mme Lydie Hélène Pongault, cette initiative vise à structurer une formation professionnelle entièrement africaine, mêlant pratique musicale, immersion culturelle, apprentissage du lingala, gastronomie et échanges artistiques.
L’objectif est de consolider la place de la rumba dans les milieux académiques et médiatiques en construisant une communauté internationale autour de son héritage.
Selon Mme Peggy Mao, ce projet lancé en juillet de l’année en cours, repose sur trois axes. Il s’agit de jouer, comprendre et d’apprendre la rumba grâce à cette formation de 11 jours, dispensée par des musiciens congolais. Elle a salué l’appui institutionnel et logistique reçus, notamment du Musard et des partenaires privés comme Primus et Sokavin.
Cette initiative franco-congolaise, intéresse également d’autres pays, dont le Sénégal, la Côte d’Ivoire, l’Espagne et le Japon.
Mme Mao compte pérenniser cette activité en organisant deux sessions par an et en développant des collaborations avec des artistes de renom. Sa vision est de faire des stagiaires «des ambassadeurs de la rumba congolaise », capables de la diffuser dans leurs milieux professionnels et culturels.
Exprimant sa satisfaction, l’artiste, chanteur et trompettiste stagiaire français débaptisé Janga Tondolo, a souligné l’importance d’apprendre la rumba «à la source», par des formateurs congolais. Aussi, plusieurs anciens stagiaires ont exprimé leur volonté de revenir au Congo pour approfondir leurs connaissances.
« Beaucoup découvrent le Congo pour la première fois. Cette immersion est essentielle pour comprendre l’esprit de la rumba, au-delà de la technique », a expliqué Tondolo, évoquant un mélange de trac et d’enthousiasme partagé par les stagiaires avant leur prestation finale.
Ces apprenants ont été encadrés par Djoson le Philosophe et son orchestre Kolomboka. A cette occasion, ils ont revisité l’histoire de l’orchestre ‘’Les Bantous de la Capitale’’, de Tabu Ley Rochereau en passant par celle de Papa Wemba et des artistes contemporains.
La session s’est clôturée par un spectacle au cours duquel les participants ont interprété deux titres emblématiques notamment «Choisi» des Bantous de la Capitale et «Pitié» de Tabu Ley Rochereau. (ACI)

