Brazzaville, 30 Juin (ACI) –Le rôle stratégique du Bassin du Congo dans la préservation de l’environnement et l’engagement des autorités congolaises en faveur du développement durable ont motivé le choix de la République du Congo pour accueillir la première antenne africaine de la Déclaration universelle des droits de l’humanité (Dudh), a indiqué, la diplomate et membre du conseil de surveillance du fonds d’investissement Radian, Mme Stéphane Rivoal.
S’exprimant le 30 juin à Brazzaville, à l’issue l’audience du président du Sénat, M. Pierre Ngolo, accordée à la délégation de la Dudh, conduite par son secrétaire général, M. Christophe Giovanetti, elle informé sur le choix du pays pour l’installation de l’antenne de la Dudh et souligné le rôle crucial que le Congo joue dans la lutte contre le réchauffement climatique.
« Le positionnement stratégique du Bassin du Congo, considéré comme le deuxième poumon écologique de la planète après l’Amazonie, ainsi que les politiques nationales de préservation des forêts et de promotion du développement durable, ont constitué des éléments déterminants dans ce choix », a-t-elle déclaré.
Selon elle, l’implantation de cette première antenne africaine à Brazzaville vise à faire de la capitale congolaise un centre de rayonnement régional et continental de la Dudh, en partenariat avec les autorités congolaises et les acteurs engagés dans la protection de l’environnement et la promotion des droits humains.
« Si l’on veut préserver l’environnement et le vivant, le Congo-Brazzaville était la meilleure localisation possible », a-t-elle souligné, relevant que l’engagement des pouvoirs publics sous l’impulsion du Président de la République, M. Denis Sassou-N’Guesso, en faveur de la protection des écosystèmes a également pesé dans cette décision.
L’antenne de Dudh à Brazzaville, la première du genre en Afrique, ambitionne ainsi de devenir un cadre de coordination des actions en faveur de la protection de l’environnement et du renforcement des droits humains élargis à la question du vivant.
Saluant cette inauguration, la présidente de la Commission éducation, culture, information, sciences et technologie du Sénat, Mme Odette Massoussa, a estimé que ce choix « n’est que justice », au regard des actions menées par le pays dans la défense des enjeux environnementaux sur la scène internationale.

L’artiste engagée auprès de l’Unesco, Mme Clara Kessous a annoncé l’organisation d’ateliers d’accompagnement, notamment d’art-thérapie, destinés aux femmes victimes de violences afin de favoriser leur reconstruction et leur autonomisation.
Pour sa part, l’ambassadeur de la Dudh au Congo, M. Brice Voltaire Etou Obami, a annoncé l’élaboration prochaine d’une feuille de route destinée à encadrer ses interventions au Congo dans les domaines de l’environnement, du social, de l’éducation et du développement durable.
Elle devra notamment couvrir les questions liées à la protection du vivant, à l’égalité entre les femmes et les hommes, à la formation, à l’agriculture durable, ainsi qu’au renforcement des actions sociales en faveur des populations vulnérables.
Selon lui, l’installation de cette représentation constitue une opportunité de renforcer les actions en faveur du développement durable et d’accroître la visibilité internationale des initiatives environnementales portées par le Congo.
La Dudh se présente comme un prolongement de la Déclaration universelle des droits de l’homme, en intégrant les enjeux liés à la protection de l’environnement, à la justice, au respect du vivant ainsi qu’aux droits des femmes et des enfants.
Au cours de l’audience, les échanges entre les deux parties ont également porté sur les questions de santé, de protection de l’environnement, de lutte contre les exclusions ainsi que sur les perspectives de coopération avec les institutions congolaises. (ACI)

