Brazzaville, 16 Avril (ACI) – Le Conseil supérieur de la liberté de communication (CSLC) a rendu public, le 15 avril à Brazzaville, le bilan de sa mission d’observation de la couverture médiatique, lors de la campagne présidentielle.
Pendant la couverture médiatique, le Cslc a relevé un pluralisme globalement respecté mais terni par des disparités significatives dans l’accès des candidats aux antennes, indique ce bilan.
« Si les médias publics et privés se sont impliqués dans la diffusion des messages des sept candidats en lice, la mission a néanmoins constaté des déséquilibres notables, notamment à travers des campagnes déguisées ou anticipées menées par certains prétendants », a remarqué cet organe de régulation médiatique.
D’après le Cslc, les données issues du monitoring sont sans équivoque. Dans le département de Pointe-Noire, un seul candidat s’est accaparé près des deux tiers du temps d’antenne, soit environ 60 % dans les médias publics et 63 % dans les médias privés, tandis que d’autres n’ont bénéficié que d’une visibilité marginale, oscillant entre 3 % et 14 %, voire nulle pour certains.
En effet, ces données du monitoring, confirmées par les histogrammes, ont mis en évidence des disparités significatives», a confirmé le secrétaire comptable du Cslc, Jérôme Patrick Mavoungou, précisant que certains candidats ont fait recours aux réseaux sociaux et aux médias en ligne au détriment des médias classiques.
« Le dispositif juridique existe et on ne peut pas se plaindre. Maintenant c’est la pratique pour faire de telle façon que cette égalité prévue par le texte devienne concrète », a-t-il affirmé à cette occasion.
L’instance de régulation appelle dès lors à un meilleur encadrement des médias numériques, à la garantie d’une égalité réelle d’accès aux médias, ainsi qu’au renforcement des capacités humaines et techniques.
Une formation continue des professionnels des médias en période électorale est également préconisée, en vue des prochaines échéances législatives et locales prévues en 2027. (ACI)

