BRAZZAVILLE, 11 JUIN (ACI) – La Maison russe a octroyé une enveloppe de 300 mille fcfa au Slameur, Niati Mvoumbi, allias « Le Capitaine », vainqueur de la 4e édition de la compétition du Slam, en honneur d’Alexandre Pouchkine grand poète russe et symbole de la langue russe.
Organisée le 7 juin dernier à Brazzaville, cette 4e édition avait pour thème, « Les épopées et les énigmes du Congo », dans le cadre de la célébration de l’anniversaire d’Alexandre Pouchkine né le 6 juin 1799, décédé en 1837.
Sur 34 candidats sélectionnés parmi plusieurs, 12 ont été retenus pour en tirer les trois meilleurs.
La 2e place a été occupée par M. Hyperbole, tandis que la 3e place a été décrochée par M. Emmanuel clave, qui ont récompensés d’une tournée dans tous les départements du pays ainsi que l’organisation d’un spectacle qui sera sponsorisée par la Maison russe pour faire connaitre leur talent au grand public.
« La compétition a été très équilibrée, les compétiteurs très techniques. Dans ma préparation j’ai mouillé le maillot et ce qui m’a permis de gagner, ce sont les conseils de mes prédécesseurs et mes coaches. Je ne suis pas meilleurs que les autres, j’ai juste ajouté un petit sur plus. A la deuxième édition j’étais hors sujet par rapport au thème », a déclaré le vainqueur de cette édition.

Le premier texte de la demi-finale du vainqueur était intitulé « A deux doigts de grandir », c’est-à-dire se rappeler de soi-même et connaitre ses origines, a-t-il expliqué. L’artiste a essayé d’illustrer les grands événements du Congo. Le deuxième texte lors de la finale s’intitulait, « De nos dates et de nos récits ». Ici l’auteur a voulu parler des dates qui ont marqué l’histoire du pays, notamment la catastrophe du train à Mvougouti en 1991, et 2012 les événements du 4 mars.
« Je suis à la 3e édition de cette compétition, à la 2e j’ai été finaliste, à la 3e j’ai été lauréat et par la grâce de Dieu à la 4e édition je suis 1er de la compétition », s’est-il réjouit.
A cette occasion, il a remercié les initiatives de la directrice de la Maison russe, Mme Maria Fakhrutdinova et l’implication de l’artiste « Black Panthère » d’avoir également instauré ce genre de compétition. Selon lui, ces genres de compétition poussent les jeunes à la lecture et de ramener les sujets dans le style de la poésie ou du rap, a-t-il dit.
« A travers cette compétition j’ai découvert que la Russie est un pays chargé de belle culture, avec ses mythes, forêts, les eaux et les légendes », a-t-il indiqué.
A l’issue de cette compétition, Mme Maria Fakhrutdinova, a rassuré que cette année, les jeunes ont proposé des textes profonds et sérieux que le jury a appréciés avec un grand talent. (ACI/Blanchard Boté)

