Kinkala, 04 Août (ACI) – La fécondité au Congo est de 4,8 enfants, soit une moyenne de cinq enfants par femme, entrainant la hausse de la natalité à 3,4 pour mille, et la baisse de la mortalité à ce jour à 7,3 pour mille, a souligné le 1er août à Kinkala, département du Pool, le directeur général de la population, le Dr. Clotaire Itou.
S’exprimant au cours de la célébration de la journée mondiale de la population, le directeur général de la population a fait savoir que cette réalité démontre que la femme congolaise est très féconde. Selon lui, il faut donc assurer l’équilibre pour que la population soit homogène, et maintenir la fécondité pour que les enfants qui naissent ne meurent pas.
A cette occasion, M. Itou a établi le lien entre la démographie et la santé, qui se distingue par l’âge, le sexe, la naissance, le décès, les chiffres, la taille et le nombre de personnes. Par ailleurs, il indiqué que les questions démographiques trouvent leur place dans le domaine de la santé maternelle.
De son côté, le docteur Michelle Mountou a affirmé que la planification familiale est un ensemble des méthodes mises à la disposition des jeunes, afin de mieux contrôler leur fécondité. Il appartient donc aux individus de choisir le nombre d’enfants souhaités et la manière d’espacer les naissances.
C’est pourquoi, Mme Mountou a indiqué que l’utilisation des méthodes contraceptives, conduit à l’amélioration de la mortalité maternelle, la santé de la mère et de l’enfant, à réduire les grossesses non désires et à favoriser le développement économique et social.
Ces méthodes contraceptives sont peu connues du grand public à cause de leur faible fréquentation aux services de santé, les croyances socio-culturelles et religieuses, le manque de sensibilisation fiable et la peur des effets secondaires, a-t-elle déploré.
La vision du Congo en ce qui concerne la santé de la mère, « est de faire en sorte que chaque grossesse, chaque enfant qui nait soit désiré et que chaque mère ait droit aux services de planification familiale de qualité », a fait savoir la docteure.
Selon elle, plusieurs axes seront envisagés, à savoir la connaissance des différentes méthodes contraceptives, l’amélioration de l’offre des services de qualité, ainsi que l’engagement de la communauté de donner des services de qualité aux jeunes adolescents et le suivi des données. (ACI)

