Brazzaville, 21 Mars (ACI) – Le comité de direction du Centre national de référence de la drépanocytose Antoinette Sassou-N’Guesso a adopté, le 20 Mars à Brazzaville, le budget annuel de ladite structure sanitaire, arrêté en emplois et en ressources à la somme de 1 milliard 137 millions 331 mille 750 FCFA contre 1 milliard 447 millions 782 mille 122 FCFA.
Adopté lors de la 9e session ordinaire de ce comité, ce budget connait une réduction 21,44% par rapport à l’exercice précédent. A cette occasion, le directeur général de ce centre, le Pr Alexis Elira Dokekias a souligné les défis majeurs liés à la prise en charge des maladies du sang.
Il s’agit notamment de la drépanocytose, l’hémophilie et des cancers hématologiques, dont la mortalité demeure élevée, a-t-il dit, déplorant le fait que sur plus de 40 000 patients suivis actuellement, environ 25 % d’entre eux abandonnent leur suivi médical régulier.
A cette occasion, M. Dokekias a également relevé les limites de couverture du Centre, dont les actions restent concentrées dans les grandes agglomérations, alors que près de 80 000 personnes seraient concernées par la drépanocytose sur l’ensemble du territoire national.
Au terme des travaux, plusieurs recommandations ont été formulées, parmi lesquelles figurent la révision et la standardisation des coûts des séances d’hémodialyse, la mise à jour du cadre réglementaire du centre, ainsi que le renforcement du plaidoyer pour la création d’une unité de greffe de cellules souches hématopoïétiques.
Ils ont, par ailleurs, salué la réélection du Président de la République, M. Denis Sassou-N’Guesso, estimant que ce nouveau mandat pourrait favoriser un appui accru aux actions du centre, notamment à travers l’engagement de l’épouse du Chef de l’Etat.
M. Dokekias a enfin lancé un appel au gouvernement et aux partenaires pour un soutien renforcé, afin de développer la formation, la recherche et les activités de sensibilisation. Il a insisté sur la nécessité du dépistage précoce, du suivi régulier des patients, avant l’âge de 15 ans, et l’intensification de la sensibilisation pour prévenir les formes graves de la maladie.
Selon lui, l’insuffisance de moyens alloués aux associations constitue un frein majeur à la sensibilisation, alors que de nombreux patients continuent de consulter tardivement, souvent à un stade avancé de complications touchant des organes vitaux, tels que le cœur, les reins ou le cerveau.
Placée sous l’autorité du président du comité de direction, M. Michel Mongo, la session a eu pour objectif principal d’évaluer les activités menées au cours de l’année écoulée et de définir de nouvelles orientations. (ACI)





