Brazzaville, 06 Mai (ACI) – Environ 304 décès pour 100 000 naissances vivantes ont été enregistrés en 2023 contre 781 pour 100 000 en 2005 au Congo, a annoncé, le 5 mai à Brazzaville, la représentante du Fonds des Nations unies pour la population (Fnuap), Dr Agnès Kayitankore.
« Les progrès sont réels, mais ils doivent être consolidés et accélérés afin que chaque grossesse et chaque naissance se déroulent dans des conditions de sécurité optimales », a-t-elle déclaré à l’occasion de la Journée internationale des sages-femmes.
Dans ce cadre, elle a salué les progrès réalisés par le Congo en matière de santé maternelle et néonatale, marqués par la baisse de la mortalité maternelle. En outre, Mme Kayitankore encouragé la poursuite des efforts conjoints du gouvernement, des professionnels de santé et des partenaires techniques et financiers.
Selon Mme Kayitankore, cette amélioration, bien que notable, reste insuffisante au regard des Objectifs de développement durable (Odd), qui visent à réduire la mortalité maternelle à moins de 70 décès pour 100 000 naissances vivantes d’ici 2030, avec un objectif mondial de 30 décès.
A cet effet, elle a insisté sur la nécessité de considérer les défis actuels comme des opportunités d’action et d’innovation. « Dans la dynamique d’accélération du développement voulue par le Président de la République, l’investissement dans les sages-femmes constitue l’un des choix les plus stratégiques. (…) », a-t-elle souligné.
Parmi les principaux défis identifiés figurent le déficit en sages-femmes qualifiées, les disparités d’accès aux soins, notamment en zones rurales et enclavées, ainsi que les conditions de travail parfois difficiles dans les structures sanitaires.
La représentante de l’Unfpa a également évoqué le faible taux de recours à la planification familiale moderne, estimé à environ 18,5 %, un facteur qui freine les progrès en matière de santé reproductive et accroît les risques pour les mères et les nouveau-nés.
Face à cette situation, elle a plaidé pour le recrutement accru de sages-femmes, le renforcement de leur formation et de leurs compétences, ainsi qu’une meilleure répartition du personnel de santé sur l’ensemble du territoire national. Aussi, Mme Kayitankore a appelé à l’amélioration des conditions de travail et à l’élargissement de l’accès aux services de santé sexuelle et reproductive.
Réaffirmant l’engagement de son institution aux côtés du gouvernement congolais, la responsable onusienne a insisté sur la nécessité d’un engagement collectif afin de renforcer le système de santé et garantir à chaque femme un accès à des soins de qualité. (ACI)

