Congo/Santé : Les députés appelés à veiller au respect des engagements budgétaires de l’État

Brazzaville, 29 Oct (ACI) – Le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) a appelé, le 29 octobre à Brazzaville, les députés à renforcer leur plaidoyer en faveur du financement national de la lutte contre le Vih/sida, la tuberculose et le paludisme, dans le cadre du huitième cycle de subvention du Fonds mondial couvrant la période 2027-2029.

Cet appel a été lancé lors d’une session de sensibilisation organisée par le Pnud en collaboration avec le Fonds mondial. A cette occasion, le représentant résident adjoint du Pnud au Congo, M. Henry René Diouf a précisé que cette rencontre vise à encourager les parlementaires à faire du cofinancement des programmes de santé une priorité budgétaire nationale et à renforcer leur rôle de contrôle de l’exécution des engagements pris par l’État.

Pour ce nouveau cycle, les engagements nationaux de cofinancement passent de 14,63 millions d’euros pour 2024-2026 à 23,27 millions d’euros pour 2027-2029, soit une hausse de 59,1 %. « Cette évolution traduit une ambition accrue en matière de financement national, mais nécessite des allocations budgétaires réalistes et des décaissements effectués dans les délais. Pour le cycle en cours, 4,5 milliards de FCfa ont déjà été mobilisés sur les engagements nationaux annoncés », a précisé M. Diouf.

Il a souligné que la disponibilité effective de ces ressources conditionnait l’approvisionnement en médicaments, produits de diagnostic et autres intrants essentiels, ainsi que la continuité des services de santé.

Pour sa part, la présidente de la commission santé, affaires sociales, famille et genre de l’Assemblée nationale, Mme Euphrasie Virginie Dolama, a plaidé pour l’inscription de lignes budgétaires spécifiques dans les lois de finances de 2027 à 2029, notamment en vue de financer la contribution nationale à la campagne de distribution des moustiquaires imprégnées prévue en 2028.

« La lutte contre le Vih/sida, la tuberculose et le paludisme ne pouvait durablement dépendre des seuls financements extérieurs et devait s’appuyer sur un engagement national constant, une programmation budgétaire crédible et une exécution effective des ressources mobilisées », a-t-elle rappelé, invitant les députés à contrôler les crédits de cofinancement et à veiller à la disponibilité des médicaments et produits de prévention.

Ouvrant les travaux au nom du président de l’Assemblée nationale, le deuxième secrétaire de cette institution, M. Alain Pascal Leyinda, a souligné que la lutte contre ces maladies constituait un enjeu de développement économique et de justice sociale, le paludisme demeurant une cause majeure de consultations et d’hospitalisations dans le pays.

Les données présentées font état de 46 819 personnes sous traitement antirétroviral en 2025, contre 14 870 en 2010, pour une couverture thérapeutique du Vih estimée à 35 %. La même année, 14 388 personnes ont été prises en charge pour la tuberculose, avec une couverture estimée à 76 %.

Ces indicateurs soulignent la nécessité de renforcer la mobilisation des ressources nationales pour améliorer l’accès au dépistage, aux traitements et aux services de prévention. (ACI)

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