Congo/Santé : Les sages-femmes exhortées à la bienveillance dans l’exercice du métier

Brazzaville, 06 Mai (ACI) – Le ministre de la Santé et de la population, M. Jean Rosaire Ibara, a exhorté, le 5 mai à Brazzaville, les sages-femmes à faire preuve d’exemplarité, de rigueur et de bienveillance dans l’exercice de leur métier, afin de contribuer à la réduction de la mortalité maternelle et néonatale.

« Être présent au chevet de la patiente ne suffit pas. Il faut anticiper les complications, gérer les urgences et assurer une prise en charge néonatale de qualité. Vous êtes au cœur de la lutte pour la réduction de la mortalité maternelle et néonatale, ce lien précieux entre la douleur de l’enfantement et la joie de la naissance », a-t-il déclaré à l’occasion de la célébration de la Journée internationale des sages-femmes.

Placée sous le thème mondial « Un million de sages-femmes de plus », cette journée met en lumière le déficit en personnel qualifié à l’échelle internationale. Au niveau national, elle est déclinée sous le thème « Plus de sages-femmes compétentes en activité pour la réduction de la mortalité maternelle et néonatale au Congo ».

Face à cette situation, le gouvernement, les Agences du système des Nations unies, partenaires techniques et financiers misent sur la formation continue, l’amélioration des conditions de travail, la modernisation des maternités et des recrutements ciblés.

Cette approche, a-t-on noté, vise également à garantir une présence qualifiée du personnel, notamment dans les zones rurales et dans les Centres de santé intégré (Csi) qui fonctionnent au quotidienne, afin de renforcer la qualité des soins offerts aux mères et nouveau-nés.

Pour la représentante du Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa) au Congo, le Dr Agnès Kayitankore, «investir dans les sages-femmes revient à renforcer leur formation et leurs compétences, améliorer leurs conditions de travail et assurer une répartition équitable sur l’ensemble du territoire ».

« Les données scientifiques montrent que l’augmentation des effectifs pourrait permettre d’éviter près des deux tiers des décès maternels et néonatals dans le monde. Plus de 80 % des décès évitables pourraient être prévenus grâce à des professionnelles bien formées et correctement déployées », a-t-elle indiqué.

De son côté, la chargée des relations internes et externes de l’Association nationale des sages-femmes du Congo (Anasafco), Mme Vicha Derve Ngoyo Adouma, a évoqué les facteurs liés à la mortalité maternelle et néonatale. Il s’agit surtout de l’arrivée tardive des femmes enceintes dans les structures de santé, le manque d’information aux adolescentes primipares et le besoin d’un encadrement des apprenantes sages-femmes.

Au cours de cette cérémonie, les intervenants ont appelé les décideurs à faire de la sage-femme une priorité de santé publique, les partenaires à renforcer leur appui et les communautés à accorder davantage de confiance à ces professionnelles.

En prélude à cette journée, des activités ont été organisées du 29 au 30 avril, incluant l’offre gratuite de services de planification familiale, la sensibilisation des femmes et des adolescentes. (ACI)

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