Congo/Santé : L’Oms salue le leadership du gouvernement sur l’urgence de santé publique

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Photo de famille.

Brazzaville, 23 Fév (ACI) – Le représentant de l’organisation mondiale de la santé (Oms) au Congo, le Dr Vincent Dossou Sodjinou, a salué, le 20 février dans la commune de Kintélé, le leadership du gouvernement congolais, à évaluer de manière participative l’urgence nationale de santé publique depuis le début de l’épidémie du choléra, survenue en 2025.

Dans les départements de Brazzaville, du Congo-Oubangui et de Nkeni-Alima, 837 cas dont 67 décès, avaient été enregistrés. Ces chiffres rappellent la vulnérabilité persistante de certaines zones, le long des axes fluviaux, souligne un rapport de l’Oms.

C’est dans ce cadre que l’atelier sur la Revue après action (Raa) de l’épidémie de choléra en République du Congo, s’est tenue du 18 au 20 février dernier. En effet, ce leadership du gouvernement a, entre autres, permis d’identifier les bonnes pratiques ainsi que les insuffisances.

A la fin des travaux, de cet atelier placé sous le thème « Capitaliser les leçons apprises pour renforcer la préparation et la réponse aux urgences de santé publique », les participants ont demandé à renforcer la détection précoce des cas par la formation des acteurs des Formations sanitaires (Fosa).

Ils ont souhaité que les antennes de centre d’opérations d’urgence de santé publique  (Cousp) soient opérationnel ; rendre disponible le protocole de prise en charge dans les Fosa et former les acteurs.  

Par ailleurs, ces derniers ont suggéré l’amélioration de l’accès à l’eau potable des populations des zones à risques; renforcer la communication sur le risque et l’engagement communautaire et enfin, pré positionner les intrants choléra.

Ces recommandations constituent une feuille de route stratégique pour améliorer la résilience du système de santé et garantir une réponse rapide et efficace, indique-t-on.

Pour le Dr Sodjinou, ces échanges permettront de dépasser l’analyse rétrospective d’une épidémie pour inscrire durablement les enseignementts tirés dans une vision stratégique de renforcement du système de santé, traduite en impact visible à la vision du Chef de l’État et au renforcement de la mise œuvre du plan national de développement sanitaire du pays.

Au-delà des défis rencontrés, la riposte au choléra à illustrer la capacité du Congo à agir  rapidement, à coordonner ses interventions et à mobiliser ses partenaires autour d’objectif commun.

Par la même occasion, il a également mis en évidence l’importance d’investir dans la surveillance intégrée des maladies, notamment la préparation opérationnelle, le renforcement des soins de santé primaires et l’engagement communautaire.

Dans un environnement marqué par la recrudescence des menaces sanitaires, la sécurité sanitaire n’est plus seulement une priorité du ministère de la santé, elle constitue un pilier essentiel du développement durable et de la stabilité sociale.

Le directeur général des soins et services de la santé, le Pr Henri Germain Monabeka, a lancé un appel aux partenaires techniques et financiers de poursuivre leur accompagnement pour renforcer la sécurité sanitaire du pays.

«Notre ambition est claire : Bâtir un système de santé résilient, conforme aux exigences de règlement sanitaire international (Rsi 2005), capable de prévenir, répondre efficacement aux menaces sanitaires », a indiqué le Pr Monabeka.

La riposte a permis de contenir l’urgence, mais le signal d’alarme demeure, a-t-on noté. (ACI)

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