BRAZZAVILLE, le 30 MAI (ACI) – Les sages-femmes ont plaidé le 27 mai à Brazzaville, pour des mesures encourageantes dans les plans de gestion et leur intégration dans les dispositifs de la prévention et de gestion des crises liées à l’exercice de leur fonction.
Ce plaidoyer a été fait lors de la célébration de la journée internationale des sages-femmes couplée au lancement des activités liées à l’hygiène menstruelle.
Intervenant à cette occasion, la chargée de communication de l’association nationale des sages-femmes, Mme Vichal Ngoyo, a évoqué les difficultés qu’elles rencontrent dans l’exercice de leur profession.
«Nous travaillons, sans eau potable, sans électricité, sans médicaments. Dans les inondations, nous continuons à assurer des accouchements sécurisés, à offrir les soins prénatal et post-natal, à accompagner les victimes de violences, à sensibiliser à la contraception et à la santé sexuelle reproductive, à encourager l’allaitement et à éduquer les familles sur les pratiques saines », a-t-elle souligné.
Pour la représentante résidente du Fonds des Nations-Unies pour la population (Fnuap) au Congo, Mme Agnès Kayitankore, des progrès notables ont été réalisés dans la réduction de la mortalité maternelle constatée depuis 2005, passant respectivement de 781 décès pour 100 mille naissances vivantes à 429 décès pour 100 naissances vivantes en 2015 et à 304 décès pour 100 000 naissances vivantes en 2023.
De son côté, la directrice exécutive du l’Unfpa, Mme Natalia Kanem, a exhorté les gouvernements et les donateurs à se joindre à l’Unfpa, et à ses partenaires dans le cadre de l’initiative Midwifery Accelerator, visant à accroître les investissements financiers et programmatiques.
D’après le rapport 2021 sur l’état de cette fonction dans le monde, publié par l’Oms, la Confédération internationale des sages-femmes et le Fnuap, la pénurie mondiale de personnel obstétrical a atteint le chiffre de 900 mille sages-femmes et reste particulièrement aigue en Afrique.
De même, ce rapport indique que 4, 3 millions de vies pourraient être sauvées chaque année d’ici à 2035 en investissant suffisamment dans la pratique de sages-femmes.
Pour sa part, le représentant du ministre de la santé, le Dr Désiré Dekou Londessoko, a reconnu que cette journée est un appel à l’action pour une plus grande reconnaissance et inclusion de ces professionnelles de santé dans les efforts de la réponse aux crises.
Cette rencontre a été organisée par le Fnuap en collaboration avec le ministère de la santé et de la population sur le thème «Les sages-femmes : essentielles dans chaque crise ».
La journée internationale des sages-femmes est célébrée le 05 mai de chaque année. Le Congo compte à ce jour 1900 sages-femmes, a-t-on appris (ACI/Brègie PAMBOU)

