Brazzaville, 11 Mars (ACI) – Environ 200 personnes se sont présentées, le 8 mars à Brazzaville, dans une campagne de dépistage du VIH/Sida, afin de connaître leur état sérologique, en marge de la Journée internationale des droits de la femme.
Cette campagne a mobilisé plusieurs femmes occasionnant la rupture de certains matériels de dépistage comme les talons et les réactifs, a fait savoir l’agent de santé communautaire du Centre de traitement ambulatoire (Cta) de Brazzaville, M. Léon Kikouangou, indiquant que toutes ces femmes n’ont pu être dépistées à cause de cette rupture.
Selon lui, cette activité a ciblé exceptionnellement les femmes parce qu’elles sont souvent exposées au VIH en raison de certains facteurs liés aux modes de transmission et aux réalités sociales. « Dépister une femme, c’est protéger toute la nation », a-t-il affirmé, tout en précisant que le VIH ne peut être associé exclusivement au sexe.
Il a signifié que le rôle du Cta consiste notamment à sensibiliser les communautés et à les orienter vers le centre pour le dépistage et le traitement. « Avant le test, nous effectuons un travail de pré-test pour préparer la personne sur le plan moral et psychologique, car le test du VIH n’est pas comme celui du paludisme. Il faut aider la personne à accepter le résultat, qu’il soit négatif ou positif », a- t-il expliqué.
M. Kikouangou a également précisé que cette activité a permis de rapprocher les services de dépistage des populations afin de faciliter la prévention et la prise en charge du VIH/Sida. Il a par ailleurs salué l’initiative du ministère en charge de la Promotion de la femme, qui a permis d’encourager la participation massive des femmes à cette campagne de dépistage.
En dépit de la persistance de certaines difficultés liées à la réticence de certaines personnes à effectuer le test pour des raisons religieuses ou par crainte de donner leur sang, l’agent de santé communautaire s’est réjoui des résultats obtenus. Il a indiqué que seuls trois à quatre cas positifs ont été détectés parmi les personnes dépistées, lesquelles seront orientées vers les structures de prise en charge.
De son côté, Mme Frida Malonga, l’une des participantes, a souligné l’importance du dépistage régulier pour connaître son état de santé. « C’est la troisième fois que je fais le test. Quand il y a des campagnes comme celle-ci, je viens toujours pour vérifier mon état de santé », a-t-elle déclaré.
Pour elle, la Journée internationale des droits de la femme doit également être un moment de réflexion personnelle, permettant à chaque femme de faire le bilan de sa vie, de réfléchir sur son parcours et sur sa santé.
Les responsables sanitaires ont rappelé que le dépistage du VIH est gratuit, volontaire et anonyme dans plusieurs centres de traitement. Ils exhortent les populations à ne pas attendre les campagnes pour se faire tester. (ACI)





