Congo/Santé Publique : Appel à s’abstenir de faire ses besoins en public

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Photo d'illustration.

Les citoyens congolais préférant de plus en plus faire leurs besoins sur la place publique, sont appelés à changer de mentalité pour ne pas porter atteinte aux bonne mœurs, en affectant la conscience des jeunes avides d’une bonne éducation, selon une enquête de l’Agence congolaise d’information (ACI).

D’après l’enquête, plusieurs personnes font leur besoins en pleine rue, au coin des murs ou à proximité des herbes, en public, sous le regard des passants. Cette attitude relève de l’irresponsabilité, amenant à s’interroger sur les origines du phénomène et les solutions à envisager pour y mettre fin.

Plusieurs raisons incitent les gens à se soulager à l’air libre. Parmi les raisons justifiant ce comportement, l’absence les sanitaires ou latrines publiques dans le milieu urbain. De même, les toilettes privées sollicités ne répondent pas toujours aux critères de propriété exigées adéquates.

Interrogés sur cette attitude, plusieurs citoyens, ont évoqué les raisons liés à l’exigence de répondre à l’exigence l’organisme.

« Plus d’une fois, j’ai demandé à des riverains de me prêter leurs sanitaires. En y allant, je trouve les sanitaires dans un état insalubre qui laisse à désirer. Après avoir connu ces aventures malheureuses, j’ai décidé de faire mes besoins à l’air libre, dans un coin de la rue », a affirmé M. Jean de Dieu Ntondélé, la quartenaire révolu, habitant un quartier sud de Brazzaville

Selon d’autres personnes, les problèmes de santé justifient également ce comportement chez certaines adultes, notamment, les personnes âgées souffrant de l’incontinence urinaire à cause de la prostate ou du diabète.

« Elles sont souvent butées à l’égoïsme des riverains ne voulant pas céder leurs toilettes aux inconnues,ignorant les sollicitudes de leurs compatriotes et allant jusqu’à leur proférer des injures publiques », indique-t-on.

Ces mentalités hostiles dissuadent ceux qui souhaitent demander de l’aide.  « Vous ne pouvez pas imaginer la honte que j’ai eu quand j’avais essayé de demander les toilettes d’autrui. Après m’avoir écouté, mon interlocuteur m’a dévisagé et m’a noyé dans des injures tellement malsaines et impropres que je ne peux même pas me permettre d’en faire mention devant vous. Depuis cet incident, quand je ressens l’envie de faire mixtion, eh bien, je préfère endurer et le faire une fois arriver chez moi, au cas contraire, je deviens un mauvais citoyen, je le fais dans la rue. Que voulez-vous que je fasse ?», a avoué un père de famille.

Certaines personnes, quant à eux, exigent l’argent avant d’utiliser leurs toilettes, contribuant aussi a amplifié le phénomène. Evoquant le contexte économique difficile, certaines personnes estiment que cette exigence est souvent inconcevable, préférant se soulager aux abords des avenues et ruelles, si aucune autre alternative possible.

La solution à ce problème devait provenir, des toilettes publiques. Malheureusement, elles sont souvent mal entretenues et subissent les effets de l’incivisme des citoyens et le manque de suivi des autorités. Les citoyens appellent les autorités à renforcer l’instruction civique dans les écoles primaires et secondaires. Car, une éducation civique rigoureuse pourrait inculquer des valeurs de respect du bien public et de pudeur dès le plus jeune âge.

Selon eux, les forces de l’ordre devraient interpeller et punir toutes les personnes prises en flagrant délit et propose l’instauration d’une amende pour les contrevenants, afin de dissuader cette pratique. Ils suggèrent que l’Etat investisse dans la construction et l’entretien de toilettes publiques.

Il est crucial de sensibiliser la population aux conséquences de cette pratique sur la santé publique et l’image du pays, afin d’encourager les citoyens à adopter des comportements plus respectueux. (ACI/Chris Louzany)

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