Congo/Santé : Validation d’un guide national pour renforcer la pharmacovigilance

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Photo de famille des participants

Brazzaville, 17 DEC (ACI) – Le Congo a validé, le 16 décembre à Brazzaville, le guide national des bonnes pratiques de vigilance liées aux médicaments et autres produits de santé, un document destiné à renforcer la pharmacovigilance sur l’ensemble du territoire national.

En effet, la pharmacovigilance est une fonction réglementaire qui vise à surveiller les effets des médicaments à visée curative, notamment les antibiotiques, après leur mise sur le marché, afin de détecter, d’évaluer et de gérer d’éventuels effets indésirables au sein de la population.

Intervenant au cours de l’atelier, la directrice de la pharmacie et du médicament, Mme Rosa Ata Ollessongo, a précisé que ce document définit le cadre d’intervention des professionnels de santé, en mettant l’accent sur le processus de notification des événements indésirables.

«Tous les professionnels de santé ont l’obligation de notifier les effets observés à l’aide de fiches dédiées, afin de permettre aux autorités sanitaires de déterminer la responsabilité du médicament et, le cas échéant, de prendre des mesures appropriées», a-t-elle indiqué.

Pour sa part, le conseiller technique principal santé au Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), M. Hugues Traoré, a exprimé le vœu selon lequel que ce guide serve de support au ministère en charge de la Santé, tant pour la gestion des alertes que pour la prise en charge des différents événements liés aux médicaments et aux autres produits de santé.

Les officiels lors de l’atelier de validation

Clôturant les travaux, le directeur général des soins et services de santé, M. Henri Germain Monabeka, a insisté sur l’importance d’étendre la pharmacovigilance aux structures sanitaires de base, aux hôpitaux généraux ainsi qu’au niveau communautaire.

Il a également souligné que les médicaments, bien que bénéfiques, peuvent provoquer des effets secondaires nécessitant une surveillance rigoureuse.

«Le guide validé devra être prochainement vulgarisé auprès de l’ensemble des prescripteurs afin de renforcer la surveillance des effets indésirables des médicaments, au bénéfice des patients, des autorités sanitaires et des fabricants », a-t-il indiqué.

Organisé par le Pnud en collaboration avec d’autres partenaires, cet atelier de deux jours a permis de préciser les mécanismes de détection et de notification des effets indésirables liés aux médicaments et aux produits de santé. (ACI)