Brazzaville, 17 Oct (ACI) – Le directeur général des soins et services de santé, le Pr Henri Germain Monabeka, a ouvert, le 15 octobre à Brazzaville, un atelier consacré à la mise en place d’un cadre de concertation technique destiné à renforcer la coordination et le suivi des stratégies Pen et des interventions de lutte contre les maladies non transmissibles (Mnt) et les troubles de santé mentale au Congo.
Cette rencontre tenue du 15 au 16 octobre, vise à créer un espace de dialogue entre les différents acteurs du secteur sanitaire, afin d’harmoniser les interventions, d’éviter leur duplication, de renforcer le partage d’informations et d’améliorer la prise en charge des patients.
Ouvrant les travaux, le Pr Monabeka a souligné que les maladies non transmissibles constituent un défi majeur de santé publique au Congo, où elles représentaient près de 39 % des décès en 2019.
Il a également relevé les insuffisances dans la prise en charge des patients, notamment la faible disponibilité des médicaments essentiels, le diagnostic tardif et la concentration des services spécialisés dans les grandes villes.
Selon lui, dans les centres de santé intégrés, seulement 48,5 % des personnes dépistées pour l’hypertension artérielle et 40 % de celles dépistées pour le diabète bénéficient effectivement d’un traitement.
Face à cette situation, le Congo a mis en œuvre depuis 2023, avec l’appui de l’Organisation mondiale de la santé (Oms), la stratégie Pen dans les Centres de santé intégrés (Csi) de sept départements, a-t-il rappelé.
La stratégie Pen+, destinée à renforcer la prise en charge des maladies non transmissibles graves, fait également l’objet d’une phase pilote lancée en juin 2026 dans le district sanitaire de Makélékélé.
Pour sa part, le délégué du représentant de l’Oms au Congo, le Dr Passi Louamba Cyr Judicaël a salué l’initiative du gouvernement congolais, estimant que la mise en place de ce cadre de concertation constitue une avancée dans la prévention et le contrôle des Mnt.
Il a souhaité que cette plateforme devienne un véritable mécanisme de coordination des efforts et des ressources, permettant aux différentes parties prenantes de planifier conjointement leurs interventions, de partager les informations et de proposer des solutions durables.
Le délégué du représentant de l’Oms a également insisté sur la nécessité de faciliter l’accès aux soins, aux médicaments et aux équipements essentiels, afin de contribuer à la couverture sanitaire universelle.
Cet atelier s’inscrit dans les efforts du Congo visant à atteindre la cible 3.4 des Objectifs de développement durable (Odd), qui prévoit la réduction d’un tiers de la mortalité prématurée liée aux Mnt d’ici à 2030, ainsi que la promotion de la santé mentale et du bien-être.
Ces travaux ont réuni les représentants des ministères concernés, les responsables des programmes nationaux de santé, les partenaires techniques et financiers, les sociétés savantes et les organisations de la société civile. (ACI)

