Brazzaville, 11 Mai (ACI) – Le Commandement de la sécurité civile (Csc) a enregistré 28.725 interventions opérationnelles en 2025, soit une hausse globale de 6,5%, contre 26.859 en 2024, selon le bilan présenté le 8 mai à Brazzaville, par le commandant en second de la sécurité civile, le colonel-major Serge Pépin Itoua Poto.
Présentant les activités déployées par les unités et services du Csc, en présence du commandant de la sécurité civile, le général Albert Ngoto, le colonel-major Itoua Poto a indiqué que le secours à personne demeure l’axe majeur de l’activité opérationnelle, représentant à lui seul 93,7% des interventions réalisées en 2025.
Ce bilan fait état de 27.610 secours à personne, 975 accidents de circulation, 517 opérations diverses ainsi que cinq interventions liées aux risques technologiques. Ce volume représente en moyenne près de 80 interventions quotidiennes sur l’ensemble du territoire national.
Selon ce rapport, les opérations diverses ont progressé de 10,4%, tandis que l’assistance à personne a connu une hausse de 5%. En revanche, les accidents de circulation ont reculé de 9,3% et les risques technologiques de 7,8%. Les incendies, quant à eux, sont demeurés globalement stables.
Le Commandement de la sécurité civile a également relevé un taux élevé de sorties infructueuses. Les secours à personne et incendies « non réalisés » totalisent 32,3% des sorties, alors que les fausses alertes représentent 8,32%. Au total, près de 40% des sorties effectuées au cours de l’année ont été annulées ou se sont révélées infructueuses.
De même, le bilan souligne une évolution fortement en hausse du volume des interventions entre 2017 et 2025. En neuf ans, les interventions sont passées de 1.427 à 28.725, soit une multiplication par plus de vingt de l’activité opérationnelle.
Cette progression est attribuée notamment à une sollicitation croissante des populations, à une meilleure accessibilité des services de secours, au renforcement du maillage territorial ainsi qu’à l’impact de la couverture sanitaire des examens d’Etat et concours, souligne le rapport
Par ailleurs, la couverture sanitaire des examens d’Etat et concours a mobilisé une part importante des ressources sanitaires du Commandement, avec 21.627 interventions recensées. Les examens de l’enseignement général, notamment le Brevet d’études du premier cycle (Bepc) et le Baccalauréat général, ont concentré près des deux tiers des secours réalisés pendant cette période.
Quant à eux, les accidents de voie publique représentent 95% des interventions enregistrées dans cette catégorie, contre 4% pour les accidents ferroviaires et 1% pour les accidents de navigation.
Face à cette situation, les responsables de la sécurité civile ont insisté sur la nécessité d’optimiser le traitement des appels et la régulation en amont afin de préserver la disponibilité des moyens opérationnels. «Le citoyen doit comprendre que l’appel au secours est un acte de responsabilité. Une fausse alerte n’est pas un geste anodin ; c’est une entrave potentielle au sauvetage d’une vie», a souligné le colonel-major Itoua Poto.
Au cours de la présentation dudit rapport, le Csc a plaidé pour une réglementation plus stricte des activités liées au gaz, notamment en matière de stockage et de transport, afin de mieux protéger les populations et l’environnement. (ACI/Nadège Makoubama)

