Brazzaville, 19 Fév (ACI) – Une délégation d’investisseurs dans l’économie numérique a présenté, le 17 février à Brazzaville, au Sénat, le programme de la société Terthrix comme un outil susceptible de permettre à l’État congolais de récupérer des recettes issues du « marché gris » des télécommunications.
A la tête de cette délégation, le président de la Fédération des Nations de l’Union (Unf), ONG dotée d’un statut consultatif auprès du Conseil économique et social des Nations unies, M. Christophe Giovannetti, a informé le président du Sénat, M. Pierre Ngolo, qu’une part importante des revenus échappe actuellement aux finances publiques.
«Dans ces conditions, l’État ne perçoit pas les sommes qui devraient lui revenir. Avec cette solution, vous allez récupérer de l’argent en ce qui concerne, par exemple, les Sms que vous recevez, que ce soit des groupes Google, Meta et autres, sont dirigés sur des hubs situés à l’étranger, notamment à Dubaï et à Mumbai, en Inde », a-t-il expliqué.
Cette approche consiste à instaurer une passerelle nationale obligatoire pour le routage de ces communications, mécanisme qui permettrait de mieux tracer les flux et de capter les recettes correspondantes.
Toutefois, M. Giovannetti a relevé que la mise en œuvre d’un tel dispositif demeure complexe, dans la mesure où elle nécessite l’adoption préalable d’un cadre légal approprié, impliquant à la fois le pouvoir législatif et l’exécutif afin d’optimiser la mobilisation des ressources publiques.
Selon lui, la visite visait principalement à explorer les possibilités de facilitation des investissements dans le secteur des télécommunications, ainsi que le déploiement de plusieurs programmes humanitaires de l’Unf, notamment dans la lutte contre le paludisme, la réduction de la fracture numérique et l’initiative « Smart pour tous », appelés à être développés en Afrique.
Le responsable a également relevé qu’il s’agissait de la première mission de son organisation au Congo, bien que des contacts réguliers aient déjà eu lieu avec des responsables congolais à Genève et à Paris.
Interrogé sur le rôle du Sénat dans la mise en œuvre des projets numériques, il a souligné que l’institution parlementaire occupe « une place capitale » dans l’édiction des lois encadrant le secteur des télécommunications.
Quant aux perspectives de coopération avec les autorités congolaises, le représentant de l’Unf a réaffirmé l’engagement de son organisation à accompagner les pays africains dans le renforcement de leurs finances publiques, dans un contexte international en pleine mutation. (ACI)





