BRAZZAVILLE, 18 JUIN (ACI) – Le Fonds des nations unies pour l’enfance (Unicef) Congo, a appelé le 16 juin à Brazzaville à un engagement renouvelé pour garantir un financement durable et équitable des droits de l’enfant, afin de placer ce dernier au cœur des priorités budgétaires nationales, rapporte un communiqué parvenu à l’Aci.
Ce document a été publié à l’occasion de la journée de l’enfant africain célébrée chaque le 16 juin. Pour cette année le thème retenu est « Planification et budgétisation pour les droits de l’enfant : progrès depuis 2010 ». Cette journée vise à commémorer les héros de Soweto qui ont protesté en 1976 contre l’inégalité et l’injustice en matière d’éducation sous le régime d’apartheid, mettant en lumière les défis et les progrès réalisés en matière des droits de l’enfant.
Pour le représentant par intérim de l’Unicef au Congo, le Dr Noël Zagre, il est crucial que les ressources soient allouées de façon suffisante et efficace, afin que chaque enfant, sans distinction, puisse voir ses droits en matière d’éducation, de santé ou encore de protection, pleinement réalisés.
« Je veux réaffirmer l’engagement de l’Unicef à accompagner le gouvernement du Congo dans ses efforts pour une meilleure planification de budgétisation des politiques publiques en faveur des enfants », a-t-il indiqué.
De son côté, l’ambassadrice nationale de l’Unicef en République du Congo, Mme Francine Ntoumi, a fait savoir que les enfants ne doivent pas être les victimes silencieuses de la crise de financement mondiale. A cet effet, elle a appelé les communautés à une solidarité accrue pour protéger les acquis et garantir un avenir digne à chaque enfant. « Investir dans les droits des enfants et le capital humain est crucial pour répondre aux engagements nationaux et internationaux du Congo », a-t-elle souligné
S’agissant du Congo, le document a révélé que le pays a franchi, depuis 2010, des étapes importantes en matière de promotion et de réalisation des droits de l’enfant. Des progrès notables ont été enregistrés dans l’accès à l’éducation primaire avec un taux de scolarisation porté à 96%, la réduction de la mortalité infantile passée de 191 à 47 décès pour 1000 naissances vivantes et l’amélioration de la couverture vaccinale.
Concernant la protection de l’enfant, les textes d’application de la loi no 4-2010 portantes protections de l’enfant ont récemment été promulgués. Le Parlement a voté en 2022 la loi portant protection de la femme et de la fille au Congo.
Par ailleurs, malgré ces avancées, le communique a relevé que des défis majeurs persistent. Les allocations budgétaires en faveur des secteurs sociaux, notamment la santé, l’éducation, la protection de l’enfant et la nutrition, devraient être améliorées en quantité et en qualité pour répondre aux besoins de l’enfant, en particulier les plus vulnérables. Une budgétisation plus sensible aux droits de l’enfant est essentielle pour garantir des services de qualité accessibles à tous les enfants.
La journée de l’enfant africain intervient au moment où l’Unicef et ses partenaires font face à une crise de financement sans précédent. La réduction drastique menace l’accès de millions d’enfants à des services essentiels. Au Congo, l’Unicef voit ainsi sa capacité d’action réduite, ce qui appelle à une stratégie nationale de mobilisation des ressources domestiques du secteur du capital humain de la Nation. (ACI/ Edouard Mangongo)





