BRAZZAVILLE, 24 JUIN (ACI) – Les érosions, éboulements et inondations sont la responsabilité collective partagée entre l’Etat, les collectivités locales, les propriétaires fonciers et la population elle-même, a récemment déclaré, le Premier ministre, chef du gouvernement, M. Anatole Collinet Makosso.
Intervenant au cours de la séance des questions orales avec débat à la 6e session ordinaire de la 4e législature du Sénat, tenu le 20 juin dernier à Brazzaville, M. Collinet Makosso a reconnu que le gouvernement a sa part de responsabilité dans les catastrophes environnementales qui menacent le cadre de vie des citoyens.
Cependant, depuis plusieurs années les propriétaires fonciers lotissent autour de Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie et d’autres localités dans les zones interdites pour la construction, des zones à forte pente, à risque d’érosion, des glissements de terrains, des zones humides, à risque d’inondation et d’ensablement.
« Ces propriétaires lotissent contre toutes les règles d’urbanisme, allant même à jusqu’à déboiser les forêts plantées pour stabiliser les sols, à construire sur les nids de rivières, les conduites d’eau et sur les lignes à haute tension », a-t-il révélé.
S’agissant des conséquences des récentes intempéries qui se sont abattues à Brazzaville dans la nuit du 13 au 14 juin dernier, causant des graves dégâts humains et matériels, il a confirmé que le bilan des catastrophes fait état de 07 décès, 28 075 personnes touchées, soit 10 850 ménages et des nombreux blessés dans les quartiers de Moungali, Mfilou, Talangai et Ouenzé.

A cet effet, une commission a été mise en place, assistée de deux sous-commissions, notamment une sous-commission en charge d’assistance humanitaire et une sous-commission en charge des questions structurelles en vue de trouver des solutions durables, a-t-il dit.
Concernant les questions structurelles a-t-il poursuivi, les mesures à prendre concerne entre autres la délocalisation et relocalisation des familles sur les sites fiabilisés, le traitement des sites à risque d’inondations et d’érosions, dont les travaux sont déjà en cours à Brazzaville, Pointe-Noire, Nkayi et Owando. Il a demandé les parlementaires ou d’autres compatriotes à ne pas user de leur influence pour faire obstruction aux opérations de délocalisation.
« Le gouvernement est en discussion avec la Banque mondiale pour la mise en œuvre du projet de résilience urbaine qui va succéder au Durquap qui, portera sur le traitement des érosions et inondations à Brazzaville et Pointe-Noire, et la structuration des quartiers comme cela a été déjà fait dans ces deux villes », a-t-il souligné. (ACI/ Edouard Mangongo)





