Brazzaville, 15 Mai (ACI) – Des élèves de l’Institut des jeunes sourds ont été sensibilisés, le 13 mai à Brazzaville, aux dangers de la désinformation sur les réseaux sociaux, à travers une exposition de tableaux artistiques.
Initiée par l’Association initiative stop désinformation (Isd), en partenariat avec Fact-check Congo et Journalisme et éthique Congo (Jec), cette activité axée sur l’éducation aux médias et à l’information a permis aux participants de comprendre les mécanismes des fausses informations.
De même, le but de cette exposition est de faire de cette couche vulnérable des relais de sensibilisation auprès de leurs camarades et de leurs communautés en diffusant des informations vérifiées et fiables.
Les œuvres réalisées par l’artiste plasticienne et enseignante en arts plastiques, Mme Jussie Nsana, ont illustré les fake news, les rumeurs, les intox et les canulars qui circulent quotidiennement sur les réseaux sociaux à travers des contenus trompeurs, voire alarmants.
Pour Mme Nsana, la désinformation rend difficile l’identification des informations crédibles, en raison de la multiplication des contenus diffusés aussi bien par les médias traditionnels que par les plateformes numériques, telles que Facebook, Instagram et TikTok.
« N’oublions pas que les jeunes font partie des principaux utilisateurs des smartphones, et sont exposés à une grande quantité d’informations parfois difficiles à gérer. L’un des tableaux présentait le cas d’une influenceuse découvrant sa propre annonce mortuaire, alors qu’elle est encore en vie», a-t-elle souligné.
A cette occasion, le journaliste formateur, M. Christ Atongui, a exhorté les participants à développer leur esprit critique et à vérifier les informations, même lorsqu’elles proviennent de sources apparemment crédibles ou de contenus viraux diffusés en ligne.
« Une information fiable doit répondre à plusieurs critères essentiels, notamment aux questions de référence, afin de permettre au public de distinguer le vrai du faux. La désinformation consiste à créer et diffuser intentionnellement de fausses informations dans le but de nuire ou de manipuler l’opinion publique », a-t-il expliqué.
La chargée du projet Isd, Mme Laura Tchicaya, a relevé que les jeunes en situation de handicap, particulièrement les jeunes sourds, sont souvent exclus des programmes de sensibilisation à l’éducation aux médias et à l’information.
« Aujourd’hui, avec l’art nous voulons briser cette barrière et mettre l’information à leur disposition à travers cette exposition afin d’éviter qu’ils deviennent des relais de fausses informations. Nous devons tous, sans discrimination, lutter contre ce phénomène de désinformation », a-t-elle déclaré.
« Aujourd’hui j’ai pris conscience des conséquences que peuvent provoquer certaines publications alarmistes. Et, je regrette d’avoir relayé des mauvaises informations sur la guerre au Congo. Et je ne le referai plus », a déclaré l’élève Owen Saiga Kizingou, en classe de seconde préparatoire à l’Institut des jeunes sourds.
De son côté, l’élève Alvny Rodney Ngoma a déploré la diffusion d’images violentes et de fausses nouvelles sur les réseaux sociaux, estimant qu’elles peuvent semer la peur et troubler la paix sociale, (…). (ACI)

