Brazzaville, 20 Juin (ACI) – Le ministre des Sports, de la jeunesse et de l’éducation civique, M. Hugues Ngouelondélé, a présenté le 18 juin à Brazzaville, l’état des lieux du sport au Congo, identifié à cinq défis principaux.
Dans une communication au cours du Conseil des ministres, il a fait savoir que le premier défi concerne la gouvernance des fédérations sportives, investies d’une délégation de pouvoir de la part de l’Etat pour développer leur discipline sportive. Il a souligné que la défaillance de certaines d’entre elles constitue l’une des causes les plus patents du déclin que connait le sport congolais.
A cette occasion, les membres du conseil ont déploré les perturbations qui ont affecté la Fédération congolaise de football (Fecofoot) et les désordres qui perdurent au niveau de la Fédération congolaise de handball (Fecohand), du fait de quelques comportements dissidents.
S’agissant du deuxième défi lié à la formation des sportifs, l’histoire sportive récente, a-t-il dit, montre la victoire lors de la Coupe d’Afrique des nations (Can) juniors de 2007, la moisson de médailles congolaises lors des jeux africains de 2015, que « la performance ne s’improvise pas, elle est le fruit d’un travail patient et opiniâtre ».
A cet effet, M. Ngouelondélé a souligné que le pays peut compter les progrès des jeunes de l’académie de football Alima d’Oyo, ayant d’ores et déjà des prédispositions prometteuses.
S’agissant du troisième défi, relatif à la participation des équipes nationales aux compétitions sportives internationales, il est indispensable d’optimiser la préparation et l’engagement des athlètes grâce à la mise à disposition de ressources logistiques adéquates. L’objectif est de leur permettre d’atteindre des performances à la hauteur des attentes, en vue du rayonnement du sport national.
Quant au troisième défi, celui de la participation des équipes nationales aux compétitions sportives internationales, il s’agit de rendre optimales, par la mise à disposition des ressources logistiques idoines, la préparation et la participation des athlètes, en vue de performances qui doivent faire la fierté nationale.
La quatrième préoccupation se rapportant à l’état des infrastructures sportives, leur dégradation souvent avancée, hormis la récente réhabilitation du stade de la concorde de Kintele, empêche une pratique cohérente du sport de haut niveau ou de proximité.
Enfin, le cinquième enjeu porte sur le financement du développement du sport. À ce sujet, les membres du Conseil ont estimé nécessaire de renforcer l’implication et la mobilisation du secteur privé afin de soutenir efficacement les investissements et les initiatives dans ce domaine. (ACI)

